Fatima (Nadia Melliti) dans « La Petite Dernière », de Hafsia Herzi. JUNE/KATUH STUDIO ARTE FRANCE/MK2 FILMS

SÉLECTION OFFICIELLE -

EN COMPÉTITION

Un, deux, trois, vive Fatima ! On ne peut qu’aimer cette jeune héroïne musulmane (Nadia Melliti) qui, dans La Petite Dernière, de Hafsia Herzi, en compétition à Cannes vendredi 16 mai, découvre son attirance pour les femmes et tente de concilier pratique religieuse et rendez-vous lesbiens. Dans un contexte d’homophobie ambiante, ce personnage apporte quelques lueurs, tout en traversant des abîmes de perplexité.

Pourtant, on ne sort qu’à moitié emballé de ce troisième long-métrage de l’actrice et réalisatrice, née en 1987, révélée par Abdellatif Kechiche (La Graine et le Mulet, 2007), puis passée derrière la caméra – Tu mérites un amour (2019) et Bonne mère (2021). Dans ce récit qui court sur un an, Fatima vit avec sa famille, ses parents et ses deux sœurs, passe son bac, joue au foot, donne le change à son petit copain, sans avoir l’air convaincue. Puis un jour, elle ose et s’inscrit sur une appli pour rencontrer des femmes…