Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Alors que les pompiers professionnels ont entamé un mouvement de grève le 8 septembre, les volontaires, qui fournissent l’essentiel des effectifs des casernes, s’interrogent eux aussi sur leur vocation. Leur difficulté à concilier leur engagement avec leurs vies professionnelle et familiale, exacerbée par un été éprouvant, fragilise le système de sécurité civile. Article réservé aux abonnés Dans le sous-sol de béton brut de la caserne de Vernon (Eure), une musique reggae résonne entre les camions rouges. La dizaine de pompiers réunis en cette matinée du 27 août souffle un peu après un été aux températures extrêmes. Pas d’incendie majeur à déplorer en Normandie, mais des malaises et des incidents de détresse respiratoire en nette hausse. Le nombre d’opérations de secours à la personne, qui constituent l’essentiel de l’activité des sapeurs-pompiers, a sensiblement augmenté cet été, sous l’effet des épisodes de canicule à répétition. Près des écrans du standard opérationnel, le commandant du centre de secours, Pascal Bidault, 57 ans, observe sa nouvelle recrue rentrer d’intervention, sans cacher son admiration. Cheveux tirés, chignon impeccable, Cassy Michel, jeune sapeuse-pompière volontaire de 22 ans, nettoie l’intérieur de l’ambulance avec application. « Son seul défaut, c’est d’être meilleure que moi à la course », s’amuse ce père de quatre enfants. Cette adepte de crossfit a rejoint la caserne il y a tout juste un an. « Mais elle a déjà tout pour devenir sapeuse-pompière professionnelle », commente discrètement son mentor. Il vous reste 85.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.