Ils sont épuisés et en colère. Les pompiers sont appelés à se mobiliser à partir de ce mardi 8 septembre, pour une grève nationale qui doit durer six semaines. Les soldats du feu, en première ligne après un été hors-norme, réclament plus de moyens - matériels et humains - et un recentrage de leurs missions.

Malgré la passion, Gilles, un adjudant-chef de 53 ans rencontré par RTL, dit être fatigué par le métier. "Ça nous use, ça nous rend malade." Selon lui, "tout n'est pas mis en œuvre pour [les] protéger, [les] sécuriser".

Il pointe notamment un manque d'équipement. Des pompiers doivent affronter les méga feux de forêt "avec un mouchoir sur le nez". "Ça fait 10 ans qu'on sait qu'il y a des cagoules pour nous protéger, insiste Gilles. Mais ça a un coût, on n'a pas." "Et après, on passe des journées au caisson parce qu'ils vont tous noire. Parce que les moyens ne sont pas mis en œuvre pour nous protéger", martèle-t-il.

Meilleur financement des SDISLes pompiers réclament ainsi "un financement pérenne, juste et ambitieux" des SDIS (les services départementaux d'incendie et de secours), dont les dépenses de fonctionnement sont passées de 3,9 milliards d'euros en 2012 à 5,2 milliards en 2025, selon l'Observatoire des finances et de la gestion publique locales.