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PortraitA 73 ans, le spécialiste italien du cachemire s’offre une nouvelle boutique à Paris et un biopic à sa gloire. Le résultat d’une croissance continue et atypique dans un secteur en crise.

A Paris, les boutiques de luxe de la rue Saint-Honoré sont rarement matinales. Pourtant, aux alentours de 9 heures ce jeudi 3 septembre, les portes de Brunello Cucinelli sont déjà ouvertes ; à l’intérieur, une cinquantaine d’employés – travaillant dans le magasin ou venus exprès du siège italien – forment une longue haie d’honneur au milieu des silhouettes en cachemire gris et beige. Ils attendent l’arrivée du fondateur et directeur artistique de la marque, de passage à Paris en ce jour qui marque son 73e anniversaire. Leur « buon compleanno » entonné à son arrivée fait sourire Brunello Cucinelli, qui affiche le visage serein d’un homme pour qui les affaires vont bien, épargné par la crise du luxe avec un chiffre d’affaires de 1,41 milliard d’euros en 2025 et des ventes en hausse de 13 % au premier semestre 2026.

Ces bons résultats permettent à Brunello Cucinelli des investissements conséquents. Si l’Italien est présent dans la capitale française, c’est pour découvrir sa nouvelle boutique, installée sur sept étages, dotée d’un « appartement » destiné à accueillir en privé les meilleurs clients. Il est aussi là pour assurer la promotion de son biopic qu’il a commandé à son compatriote Giuseppe Tornatore, réalisateur de plusieurs films salués par la critique tels que Cinema Paradiso (1988). Le long-métrage au titre avantageux – Brunello, l’aimable visionnaire – a été projeté le soir, lors d’un gala rassemblant journalistes, influenceurs et célébrités. Pour autant, sa sortie au cinéma ou sur une plateforme de streaming n’a pas (encore) été annoncée.