Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, estime que la vidéo solennelle qu’il a publiée lundi sur les réseaux sociaux « fonctionne », et il mise sur les débats télévisuels pour gagner la confiance des Québécois.« Pour moi, ce qui est important, c’est que les militants, les Québécois, les gens voient qu’on a une parole économique forte et qu’il y a un gouvernement de rechange, d’alternative, qui existe au gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ). Alors pour moi, c’est une initiative qui fonctionne », a-t-il déclaré mardi.La veille, le chef libéral a fait dévier sa trajectoire de campagne pour enregistrer une allocution formelle au sujet de la guerre tarifaire avec les États-Unis. La vidéo diffusée sur sa page Facebook cumulait, près de 24 heures plus tard, 1100 « pouces en l’air » et près de 300 commentaires. Selon le PLQ, elle a été vue plus de 50 000 fois.M. Milliard rejette l’idée qu’il tente d’exploiter la guerre tarifaire à des fins politiques. « Je vous dirais que je n’ai pas abusé de moyens de communication particuliers pour m’adresser aux Québécois », a-t-il indiqué, en marge d’un point de presse sur l’ajout de ressources spécialisées dans les écoles.Fréchette « improvise » et « instrumentalise »La cheffe de la CAQ, Christine Fréchette, a revêtu ses habits de première ministre mardi pour détailler les mesures d’aide aux entreprises adoptées par son conseil exécutif la veille.« Est-ce que vous avez remarqué qu’aucun autre premier ministre canadien n’a tenu le conseil des ministres hier soir ou de réunion spéciale ou de grande conférence de presse ce matin ? Alors quand on vous parle d’instrumentaliser une crise, vous en avez un exemple patent ici », a réagi M. Milliard.Sur le fond, il a souligné que la volonté de Québec de prioriser l’achat québécois constitue une « bonne idée »… qui arrive cependant trop tard.« Pourquoi on ne l’a pas fait en 2018 ? Pourquoi on ne l’a pas fait en 2022 ? Cette volonté-là, de dire aux ministères et aux sociétés d’État d’acheter québécois, on n’avait pas besoin de la fête du Travail 2026 pour ça. Alors évidemment, ça arrive à la dernière minute, ça sent l’improvisation », a-t-il poursuivi.