Malgré des sondages dévastateurs et une pluie de critiques sur sa campagne, le chef libéral Charles Milliard n’entend pas changer d’approche ou de stratégie et table sur le temps pour lui sourire à nouveau.« Je pense que, collectivement, il faut prendre une grande respiration. Ça ne fait même pas 24 heures que la campagne est déclenchée. Les campagnes sont utiles au Québec. Alors on va, durant les 38 prochains jours, présenter le plan », a déclaré M. Milliard lors d’un point de presse à Sherbrooke vendredi matin.Bref, le plan ne change pas dans le camp libéral, en dépit de multiples vents de face.Vendredi matin, un sondage La Presse-Numéris — le deuxième en deux jours — plaçait le PLQ loin derrière la CAQ et le Parti québécois dans les intentions de vote et en recul. Pendant ce temps, les analystes et commentateurs sont quasiment unanimes pour dire que le parti a raté son lancement de campagne.Charles Milliard présentait jeudi un plan économique visant notamment à réduire de 15 % la part des exportations destinées aux États-Unis. Pour y arriver, il propose par exemple d’organiser des missions commerciales « inversées » en accueillant au Québec des entreprises et des acheteurs étrangers.Le PLQ compte aussi lever « des dizaines » de barrières commerciales avec le reste du Canada. Outre le secteur de l’alcool, il vise la transformation alimentaire et « la question des abattoirs régionaux, qui ne permettent pas une bonne circulation, entre autres, des produits animaux ».Ouvrir la porte aux travailleurs de la construction ontariens et néo-brunswickoisCharles Milliard mentionne aussi le monde de la construction. « Je pense qu’il y a des travailleurs, entre autres en Ontario, au Nouveau-Brunswick, qui pourraient venir davantage travailler au Québec pour nous aider à construire les 100 000 logements qu’on veut faire. »Le chef libéral en a profité aussi vendredi pour présenter sa candidate dans Chomedey, une circonscription quasiment acquise pour son parti, autrefois représentée par Sona Lakhoyan-Olivier, qui a été exclue du parti. Il s’agit de Madeleine Féquière, une experte en commerce international qui a été consule du Canada à Chicago.
Milliard garde le cap malgré des sondages dévastateurs
«Il faut prendre une grande respiration», selon le chef du PLQ, qui n’entend pas changer d’approche pour autant.






