Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, a affirmé mercredi après-midi qu’il se donnait davantage de temps pour réfléchir aux recours qui s’offrent à son parti après les propos « diffamatoires » tenus vendredi dernier par le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon.« Je vais me rasseoir et discuter avec les instances du parti. On va vous revenir rapidement », a-t-il laissé tomber en marge d’une conférence du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM). Disant trouver cette situation « désolante », M. Milliard s’est dit heureux de constater qu’il y avait « un certain vent de Québécois qui s’expriment sur le fait que c’était inadéquat, ces commentaires-là ».Lors de son bilan de fin de session parlementaire, le 12 juin, le chef du PQ avait évoqué de possibles liens entre le Parti libéral et le crime organisé. Le PLQ a « fait du financement qui est, à l’évidence, illicite, et ce sont des activités qui impliquaient des dizaines de personnes. Il y a des liens qui ont été faits avec un député fédéral. Est-ce qu’il y a des liens avec le crime organisé ? » avait-il demandé. Il faisait alors référence aux allégations de financement illégal qui avaient éclaboussé l’ex-chef du Parti libéral, Pablo Rodriguez, en novembre 2025.Lorsqu’appelé à clarifier ses propos, M. St-Pierre Plamondon avait renchéri : « Il a fallu que quelqu’un finance cette affaire-là. Des sources de financement occultes, il y en a plusieurs, et ça peut venir d’activités criminelles, mais ça peut venir aussi du fédéral, ça peut venir de je ne sais pas où. » Il avait également soutenu qu’il jugeait que la population avait « besoin de réponses à ces questions légitimes ».