Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, souhaiter « réparer le Québec » et aller chercher les « cœurs à prendre » dans la population en vue de l’élection prévue à l’automne. Mais avant tout, il doit se faire connaître.« On va réussir à faire en sorte que le 5 octobre prochain, tous les Québécois qui se pointeront dans un bureau de vote sauront c’est qui, Charles Milliard, et ce que le Parti libéral du Québec a à proposer. Alors, défi accepté », a-t-il lancé vendredi, au moment de clore les travaux parlementaires avant la pause estivale.Un sondage Synopsis-La Presse publié mercredi fait état d’une chute de cinq points en un mois dans les intentions de vote pour le PLQ. Surtout, 38 % des répondants ont dit ne pas connaître le chef suffisamment pour se prononcer à son sujet, et M. Milliard est arrivé troisième lorsque les répondants ont été invités à dire qui ferait le « meilleur premier ministre ».« C’est difficile pour certains Québécois d’aimer quelqu’un qu’ils ne connaissent peut-être pas », a analysé le chef libéral. Il a dit avoir eu du mal à « encapsuler certains messages qui sont importants » depuis son arrivée à la tête du parti, en février. Entre autres choses, le PLQ doit encore dévoiler son plan de promotion et de protection de la langue française, ce qu’il a promis de faire avant le 21 juin.« Réparer le Québec »Partout, il a dit avoir entendu parler d’un Québec « brisé ». « C’est pour ça que le Parti libéral s’engage à réparer le Québec », a-t-il affirmé, en disant vouloir, pour cela, créer de « grandes richesses ».« Il y a beaucoup de cœurs à prendre dans cette élection-là. C’est une élection qui va être enlevante, et je vais tout donner pour gagner la confiance des Québécois », a aussi dit M. Milliard.Il s’en est pris à ses deux principaux adversaires politiques dans son allocution. « Après huit ans, le gouvernement caquiste est usé, à court d’idées, à bout de souffle. Le sac à manigances, le sac à coups d’éclat est vide. Et, de l’autre côté, bien, le Parti québécois n’a qu’une seule chose à nous proposer, on le sait : la séparation », a-t-il lancé. « Pendant que la CAQ cherche des excuses et que le PQ cherche un pays, les Québécois cherchent des solutions », a-t-il ajouté.Le chef Milliard a aussi dit croire que « le Québec est à risque d’aller encore plus mal » si les électeurs portent le PQ au pouvoir en octobre. « Avec le contexte géopolitique actuel, avec toutes les opportunités économiques que nous offre le potentiel du Québec et des Québécois, ce serait d’un dommage sans nom », a-t-il jugé, en évitant d’utiliser le mot « danger ».Le PQ n’a pas fait part de la même retenue à l’égard de son adversaire: « Est-ce qu’il y a des liens avec le crime organisé ? » a demandé le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, en faisant référence aux allégations ayant mené à la démission du prédécesseur de M. Milliard, Pablo Rodriguez, en décembre 2025.