Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Récits Récits Récits Dans ce récit, l’écrivain retrace avec précision et sensibilité les derniers jours de cinq écrivains morts trop tôt et qui lui sont chers, qu’il lie à des défunts intimes. Article réservé aux abonnés « Cinq silences. Derniers mots d’écrivains », de Raphaël Meltz, Bayard, « Récits », 398 p., 23 €, numérique 16 €. Le vendredi 28 mars 1941, à 13 heures, la domestique des Woolf sonne la cloche du déjeuner. Mais où est Virginia ? Leonard, son mari, la cherche partout. A côté de la cheminée du salon, il trouve deux enveloppes. L’une pour lui, l’autre pour la sœur de sa femme. « Chéri, j’ai la certitude que je suis en train de redevenir folle, lui a écrit son épouse. Je sens que nous ne pouvons affronter de nouveau une de ces périodes terribles. Et cette fois je ne m’en remettrai pas. Je commence à entendre des voix, je n’arrive pas à me concentrer. Je fais donc ce qui me semble la meilleure chose à faire. » Le corps de l’écrivaine est retrouvé trois semaines plus tard, noyé. Renseignée par les enquêteurs, la presse publie alors une version fautive de la lettre, qui laisse penser que Virginia Woolf (1882-1941) a comme déserté, en pleine guerre. Pour rétablir l’honneur de sa femme, Leonard Woolf doit demander au Sunday Times de republier ce courrier si intime. Il vous reste 71.07% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Kafka, Woolf, Sarrazin, Perec, Bolaño et leurs mots ultimes sont au cœur de « Cinq silences », de Raphaël Meltz
Dans ce récit, l’écrivain retrace avec précision et sensibilité les derniers jours de cinq écrivains morts trop tôt et qui lui sont chers, qu’il lie à des défunts intimes.








