Dans une lettre transmise à l’Agence France-Presse (AFP), mardi 8 septembre, plus de 130 organisations et experts exhortent l’Union européenne (UE) à contraindre les géants de la technologie à sécuriser les réseaux sociaux pour les plus jeunes plutôt que de leur en interdire l’accès.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit justement dévoiler, le 16 septembre, lors de son discours de rentrée devant les eurodéputés à Strasbourg, des propositions très attendues sur la protection des mineurs en ligne. Elles devraient inclure une interdiction des plateformes pour les enfants, voire les adolescents, à l’échelle européenne. En juillet, des experts avaient recommandé qu’elle s’applique aux moins de 13 ans, tandis que la France plaide pour une limite plus élevée (pour les moins de 15 ans), comme l’a rappelé le président de la République, Emmanuelle Macron, dans une lettre adressée lundi à Ursula von der Leyen.
L’objectif affiché est de protéger les jeunes contre les risques liés au numérique : addiction aux écrans, manque de sommeil, harcèlement, troubles alimentaires… Mais, s’ils partagent ce but, des représentants de la société civile, défenseurs des droits des enfants et militants des libertés numériques, s’inquiètent des conséquences de telles mesures.










