L’Union européenne envisage d’instaurer un accès « progressif et gradué » des enfants et adolescents aux plateformes en ligne, pour les protéger contre leurs risques, comme l’ont recommandé des experts dans un rapport lundi.« L’enfance est une période extraordinaire et délicate pour le développement du cerveau. Et durant cette phase, les enfants ont besoin de passer du temps dans le monde réel, pour jouer, nouer des amitiés, faire des erreurs, construire leur personnalité, avant qu’un algorithme le fasse pour eux », a affirmé la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.C’est pourquoi « nous devons envisager un accès progressif et gradué pour différentes classes d’âge » aux réseaux sociaux et autres plateformes en ligne présentant des risques pour les mineurs, a-t-elle expliqué, ajoutant qu’elle ferait des propositions « après l’été ».Bruxelles réfléchit depuis des mois à l’opportunité de mettre en place une « majorité numérique » à l’échelle de toute l’Union européenne, à l’image de l’Australie l’an dernier.
Au sein des 27, de nombreux pays, France en tête, mais aussi l’Espagne, la Grèce, le Danemark, l’Autriche ou la Suède, sont déjà en train de mettre en place des interdictions ou restrictions d’accès aux réseaux pour les mineurs, ou l’envisagent.Le sujet ne fait cependant pas l’unanimité, l’Estonie s’opposant à des interdictions, tandis que d’autres pays ne sont pas encore prononcés.Instaurer de telles mesures dans toute l’UE permettrait d’éviter de se retrouver avec un méli-mélo de règles nationales, et serait par nature plus facile à faire appliquer aux plateformes, d’autant que leur régulation est déjà largement l’affaire de Bruxelles, en coordination avec les 27.« Les enfants doivent être en sécurité »Pour nourrir cette réflexion, Ursula von der Leyen avait mis en place un comité présidé par l’épidémiologiste française Maria Melchior et l’universitaire allemand Jörg Fegert, expert en psychiatrie de l’enfant.Ces derniers ont notamment proposé :










