Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Cisjordanie Cisjordanie Cisjordanie Dans le sillage du Royaume-Uni, la France, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, l’Irlande, l’Islande, la Norvège, la Pologne, le Portugal et la Suède, ainsi que le Canada, imposent à Israël des sanctions sur les produits issus des colonies. Read in English Article réservé aux abonnés Un palier a été franchi dans les relations entre Israël et ses alliés européens, mardi 8 septembre, avec l’annonce conjointe par le Royaume-Uni, la France et neuf Etats européens (Danemark, Espagne, Finlande, Irlande, Islande, Norvège, Pologne, Portugal et Suède), ainsi que le Canada, de sanctions relatives aux produits issus des colonies israéliennes de Cisjordanie. Cette déclaration, dont la mise en œuvre concrète reste à définir par chaque pays, est le fruit d’une impuissance des 27 membres de l’Union européenne (UE) à s’accorder sur une action conjointe, mais elle n’en demeure pas moins significative. Elle acte une logique de sanctions visant l’ensemble des colonies – et non plus seulement quelques acteurs violents et organisations –, tout en en rejetant la normalisation lente, sur laquelle Israël a longtemps misé. Le nouveau gouvernement britannique, à la manœuvre, a donné le ton, assumant une rupture avec les positions des précédents gouvernements. « Nettoyage ethnique, crimes de guerre, violation du droit humanitaire international, terrorisme des colons » : la tonalité particulièrement dure du ministre des affaires étrangères, Ed Miliband – qui a mis en avant son judaïsme et ses liens personnels avec Israël (sa grand-mère s’y est installée, après la mort de son grand-père dans un camp nazi) –, augure une période de tensions avec l’Etat hébreu. Il vous reste 84.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.