Raid de l’armée israélienne dans la ville d’Anata, en Cisjordanie occupée, le 8 septembre 2026. LEO CORREA/AP PHOTO

Douze pays – dont la France, le Royaume-Uni et le Canada – ont annoncé, mardi 8 septembre, leur intention d’« imposer des sanctions au commerce de biens avec des colonies illégales » de Cisjordanie, pour protester contre les violences commises par les colons israéliens envers les Palestiniens et l’expansion des implantations, selon un communiqué conjoint de leurs ministres des affaires étrangères respectifs.

« Aujourd’hui, la France, le Royaume-Uni, le Canada, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, l’Irlande, l’Islande, la Norvège, la Pologne, le Portugal et la Suède confirment leur intention d’imposer des restrictions nationales au commerce de biens avec des colonies illégales au regard du droit international et/ou de soutenir des restrictions européennes en ce sens, ou qu’elles envisagent sérieusement d’adopter de telles restrictions ou d’autres mesures conformément à leurs procédures nationales », écrivent-ils.

Dans le texte, rendu public par le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, sur X, ils expliquent que « le président de la République française, Emmanuel Macron, le premier ministre du Royaume-Uni, Andy Burnham, et le premier ministre du Canada, Mark Carney, sont convenus de la nécessité de prendre des mesures pour empêcher que la situation se détériore davantage ». Dans un communiqué publié quelques heures plus tard, les trois leaders ont qualifié « l’expansion systématique des colonies en Cisjordanie » et « la hausse considérable de la violence des colons » de « menace directe et urgente » pour la « solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien ».