Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Finances publiques Finances publiques Finances publiques L’hôtel particulier de Georges Pauilhac, un superbe bâtiment Art nouveau, va être vendu en novembre. Prix de départ : 2,1 millions d’euros. Read in English Article réservé aux abonnés Cela ne suffira pas à combler l’énorme déficit public, mais, en période de disette, tout est bon à prendre. Même la vente d’un monument historique. Tel est le sens de la décision prise par le gouvernement de se défaire de l’hôtel particulier de Georges Pauilhac, rue Roquelaine, en plein centre de Toulouse. Ce très beau bâtiment Art nouveau était détenu par l’Etat depuis soixante-dix ans. Il va être vendu aux enchères sur Internet, du 24 au 26 novembre. Une visite virtuelle est déjà possible. Mise à prix : 2,1 millions d’euros. La cession à venir illustre bien la politique de l’Etat-propriétaire. Au fil des siècles, la France a accumulé un patrimoine national gigantesque : pas moins de 195 284 bâtiments et 31 081 terrains. Avec près de 97 millions de mètres carrés, l’Etat français est le premier propriétaire public d’Europe. Mais cet ensemble se révèle disparate, un peu surdimensionné au regard des besoins actuels, et coûteux à entretenir comme à mettre aux normes, en particulier face au réchauffement climatique. Vendre ces actifs n’a rien d’évident pour autant. De nombreux biens, les plus faciles à commercialiser, ont été cédés sous les mandats de Jacques Chirac (1995-2007) et de Nicolas Sarkozy (2007-2012). A présent, cette source s’est largement tarie, au moment même où les caisses publiques auraient le plus besoin d’argent. Il vous reste 65.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.