Manifestation devant l’hôtel de ville de Lyon, le 7 septembre 2026, premier jour d’examen en commission du projet de loi intégrale contre les violences sexuelles. OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP
Elles veulent « maintenir la pression » : plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant des tribunaux, dans la soirée du lundi 7 septembre, au premier jour d’examen en commission de la loi intégrale contre les violences sexuelles, pour qu’elle aille « jusqu’au bout » et se traduise par des moyens humains et financiers.
« On reprend la mobilisation », entamée début juin dans le sillage de l’affaire Lyhanna, « jusqu’à ce qu’on ait une loi intégrale, avec un budget vraiment intégré », a expliqué Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes. « Tout ce qu’on a obtenu, on l’a arraché grâce aux mobilisations. Il faut maintenir la pression », a-t-elle déclaré.
Un millier de personnes, en majorité des femmes, étaient aussi réunies à Paris devant le ministère de la justice, place Vendôme, selon l’Agence France-Presse (AFP). « Ce n’est pas possible que l’inceste et les violences sexuelles continuent dans notre pays et qu’il ne se passe rien. Il faut une loi qui couvre la totalité du problème, qui ne s’occupe pas seulement de la répression » mais aussi « de la prévention, [de] la formation des personnes en lien avec les enfants », a commenté Émilie Sarrand, professeure de couture de 49 ans.











