Loi intégrale : la bonne solution ?

La loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants est arrivée à l'Assemblée nationale ce lundi 7 septembre et sera examinée par une commission spéciale de 71 députés chargés de l'amender avant son examen dans l'hémicycle au mois d'octobre. Présentée comme une réponse aux féminicides, aux violences sexuelles et sexistes, mais aussi aux violences incestueuses subies par les enfants, celle loi à pour ambition de prévenir les violences, de protéger ces victimes et de créer des brigades et une juridiction spécialisée.

Pour comprendre l'origine de cette idée, il faut regarder du côté de l'Espagne. En 2004, le pays a choisi de s'attaquer aux violences contre les femmes de manière systémique. Vingt ans plus tard, ce modèle reste une référence pour de nombreuses associations féministes. En France, le sujet a progressé après les travaux de la Ciivise sur les violences faites aux enfants, puis après l'affaire Pelicot et les viols de Mazan. La pression s'est encore accentuée après l'affaire Lyhanna, au point que le gouvernement a fini par accepter le principe d'un texte d'ensemble.

Portée par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, cette proposition de loi compte aujourd'hui 69 articles. Elle se veut transpartisane, soutenue par une large partie de l'échiquier politique, sauf par le Rassemblement national et La France insoumise pour qui le texte est imparfait.