Le premier ministre français, Sébastien Lecornu, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 20 mai 2026. JULIEN DE ROSA / AFP

Matignon a tenu à se distancier de l’idée d’une imposition de l’épargne salariale, déclarant à la presse que le premier ministre, Sébastien Lecornu, ne s’était « jamais prononcé en faveur » de cette piste évoquée lundi 7 septembre par le ministre de l’économie, Roland Lescure, pour financer le budget 2027 de la Sécurité sociale.

Selon le quotidien économique Les Echos, le gouvernement envisage de soumettre à des cotisations une partie des primes d’intéressement ou de participation et les abondements des employeurs aux plans d’épargne. Le ministre de l’économie, Roland Lescure, a confirmé plus tôt dans la journée que cette piste était étudiée : « Ça fait partie des pistes qu’on regarde, comme d’autres », a déclaré le ministre, interrogé sur RTL.

« Sur l’épargne salariale, il faut être précis : ce qui a fuité est un document de travail, pas une décision du gouvernement », a souligné par la suite Matignon, ajoutant que « les ministres n’avaient pas validé non plus ». « Les administrations expertisent en permanence des dizaines de pistes, précisément pour permettre ensuite au premier ministre de les accepter, de les modifier ou de les écarter », a précisé le cabinet du premier ministre, indiquant également avoir saisi la justice après la fuite dans la presse de ces « travaux internes », au titre de l’article 40 du code de procédure pénale.