Taxer l'épargne salariale pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Comme révélé par Les Échos, et confirmé sur RTL par Roland Lescure, cette mesure figure parmi les options étudiées en vue du projet de loi de finances 2027.

Selon le journal économique, le gouvernement envisage de prélever des cotisations sociales sur les primes d'intéressement, les primes de participation ou les abondements aux plans d'épargne collectifs (PPE, PEI, PERECO) au-delà de 3.000 euros par an. Ainsi cette cotisation, si elle est instaurée, pourrait permettre de rapporter près d'un milliard d'euros à l'État.

"Ça fait partie des pistes qu’on regarde comme d’autres, a déclaré le ministre de l'Économie sur notre antenne. À peine évoquée, l'option de la taxation de l'épargne salariale n'a pas manqué de faire réagir la classe politique. Si Roland Lescure n'a pas confirmé que l'idée était définitivement actée, son prédécesseur à Bercy Bruno Le Maire a commenté sur X, dimanche, une piste "funeste" qui est "la pire".

"De toutes les idées funestes qui circulent pour le budget 2027, la taxation de l’épargne salariale est la pire : elle est à la fois injuste et lâche. Elle découragera tous ceux qui travaillent. Il serait bon de ranger vite au vestiaire ce mauvais ballon d’essai", a ainsi estimé l'ancienne figure du gouvernement Philippe.