Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Dans des registres très différents, plusieurs longs-métrages se sont déjà distingués lors de la 83ᵉ édition de la manifestation, qui se tient jusqu’au samedi 12 septembre. Article réservé aux abonnés Netflix pourrait-il remporter son deuxième Lion d’or, huit ans après le sacre de Roma, d’Alfonso Cuaron ? Possible Love, le nouveau long-métrage de Lee Chang-dong, produit par la plateforme américaine, mériterait de se retrouver, samedi 12 septembre, tout en haut du palmarès de cette 83e édition du Festival international du film de Venise. Huit ans après son chef-d’œuvre, Burning, le cinéaste coréen démontre qu’il n’a pas son pareil pour saisir avec une infinie délicatesse les tourments de l’âme et la complexité des relations humaines. Le film suit Ye-ji, une cinéaste en couple avec un riche investisseur financier, déterminée à tourner un documentaire sur la classe ouvrière. S’intéressant au sort de travailleurs d’une usine licenciés après une grève violemment réprimée par l’Etat, elle tente, avec son compagnon, de se lier d’amitié avec la volubile Mi-ok et son mari taiseux, Ho-seok, qui, à la suite d’une longue période de chômage, vient tout juste de retrouver un emploi. Mais quelle relation peut-il exister entre des personnes évoluant dans des mondes si différents, et à quel prix pour chacun ? Curiosité, sentiment d’exploitation, désir, jalousie, sont quelques-uns des affects qui traversent cette longue fable de deux heures et quarante-quatre minutes aussi poétique que politique. Il vous reste 78.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.