Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Centré sur un petit village japonais, le dixième long-métrage de Koji Fukada peine à mêler critique sociale et motif amoureux. Article réservé aux abonnés SÉLECTION OFFICIELLE – EN COMPÉTITION Cinéaste prolifique au regard clinique et à la dent dure, il revient au Japonais Koji Fukada, 46 ans, d’ouvrir le ban de la compétition cannoise avec son dixième long-métrage, Quelques jours à Nagi. Il retrouve ici une inspiration comparable au film qui l’avait fait connaître en France, il y a de cela douze ans, Au revoir l’été (2014) : celle d’une chronique vacancière à l’indolence en trompe-l’œil, où rôde en sous-main le malaise social. Nagi désigne un lieu reculé, un petit village des montagnes de l’ouest de l’Archipel, qui abrite une base militaire des Forces japonaises d’autodéfense. Yuri, une architecte divorcée, vient y passer quelques jours de congé auprès de son ex-belle-sœur, Yoriko, une sculptrice qui façonne des figures en bois de camphrier. Yuri a accepté de jouer au modèle, mais une relation se tisse avec d’autres habitants – un duo d’adolescents, un veuf employé de mairie, etc. – qui la pousse à prolonger son séjour. Quelques jours à Nagi vaut d’abord pour sa petite galerie de personnages, creusée par les ombres des absents (parents morts, maris expatriés, amours disparues), des places laissées vacantes que chacun sera tenté de remplir. Face aux humains s’interposent les statues de Yoriko, étranges effigies au regard « blanc » qui représentent les proches, et se substituent parfois aux morts. Une menace latente plane dans l’air : dans les détonations que fait retentir l’armée, ou dans la petite musique nécrologique qui résonne parfois à la radio. Il vous reste 48.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.