Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Emploi Emploi Emploi Management Management Management Chronique Jules Thomas Un rapport de recherche de la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail explore la diversité des situations que recouvre le développement du travail hybride. Dans tous les cas, cette évolution s’accompagne d’une augmentation des responsabilités – et du stress – des manageurs de proximité. Publié le 07 septembre 2026 à 06h00, modifié à 15h23 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Carnet de bureau. Trois ou quatre jours au bureau, et le reste, « ailleurs » (pas forcément à la maison) : voici la définition du travail hybride, largement popularisé par la pandémie de Covid-19. Ainsi, 24 % des salariés de l’Union européenne étaient concernés par ce mode de travail en 2024, selon la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound). Deux chercheurs de son unité Vie professionnelle, Sara Riso et Jorge Cabrita, ont publié, le 27 août, un rapport de recherche analysant les conséquences du passage au travail hybride sur la relation entre les salariés et leurs manageurs. Sans surprise, cette transformation touche plus fortement le secteur tertiaire et les grandes entreprises. La France est au-dessus de la moyenne européenne, avec 27 % de salariés concernés, loin devant l’Italie (9 %) ou l’Espagne (17 %), mais derrière l’Allemagne (32 %) ou la Suède (53 %). C’est d’abord l’autonomie qui caractérise ces travailleurs hybrides : au quotidien, 60 % d’entre eux peuvent choisir au moins en partie leurs horaires, contre 20 % de ceux qui n’en bénéficient pas. Les auteurs ont établi plusieurs niveaux de travail hybride, pour décrire la variété de situations qu’il recouvre : 48 % ont une autonomie sur le temps et le lieu de travail, 17 % sur le lieu uniquement, 13 % sur le temps de travail, et 22 % ont peu de marge de manœuvre sur les deux paramètres – ils sont alors qualifiés de « contrôlés ». Davantage de reconnaissance Le contrôle est justement la clé de l’expérience des salariés. Une donnée est frappante : les travailleurs dont la flexibilité est totale ou porte uniquement sur leur lieu de travail déclarent recevoir la reconnaissance qu’ils méritent pour leur travail davantage que les « non hybrides », alors que les travailleurs contrôlés se sentent moins reconnus que ces derniers. De manière générale, les travailleurs les plus autonomes sont ceux qui rapportent les meilleures conditions de travail. Il vous reste 44.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.