Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Emploi Emploi Emploi Management Management Management Chronique Jules Thomas « Chef » est désormais un métier en crise, constate dans sa chronique le journaliste du « Monde » Jules Thomas, alors qu’une semaine thématique évoque, pour l’expliquer, une culture française du travail trop verticale. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Carnet de bureau. « Manager, c’est tout un travail », annonce la thématique 2026 de la semaine de la qualité de vie et des conditions de travail, qui se tient du lundi 15 au vendredi 19 juin. Un poste clairement au bord de l’implosion : 53 % des manageurs se sont vus prescrire au moins un arrêt maladie en 2025, selon le baromètre absentéisme Malakoff Humanis. « Au quotidien, les manageurs ne cumulent pas deux ou trois missions, mais plutôt une dizaine : l’organisation, le pilotage, mais aussi la gestion des urgences, le recrutement, le suivi administratif, la prise en compte des difficultés personnelles, ou encore la contribution à la production de biens et services, a décrit Ségolène Journoud, coordinatrice de la thématique management à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), lors de la conférence d’ouverture, lundi 15 juin, au ministère du travail – s’appuyant notamment sur une étude menée auprès de 1 101 manageurs. Cet empilement témoigne d’un rôle de plus en plus large avec une fragmentation du travail. Ils n’ont pas de temps pour les dimensions les plus humaines : un tiers manque de temps pour l’accompagnement des collaborateurs. » Ces difficultés s’expliquent notamment par une culture du management « à la française », réputée très verticale, dont ils sont la pierre angulaire, et où l’autonomie et la reconnaissance des salariés sont plus faibles que chez nos voisins, conclut une étude de l’inspection générale des affaires sociales publiée en 2025. Il vous reste 60.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.