Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Espace Espace Espace La fusée Spectrum a placé sur orbite cinq satellites samedi. Un succès qui permet à l’entreprise allemande de prétendre jouer un rôle de complément à Ariane-6 face à l’américain SpaceX. Article réservé aux abonnés La start-up allemande Isar Aerospace a défié l’industrie spatiale et écrit un chapitre de l’histoire spatiale européenne, samedi 5 septembre. Autour de 22 heures, Spectrum, sa petite fusée, a décollé depuis la base d’Andoya, en Norvège, puis atteint l’orbite terrestre avant d’y déployer avec succès le chargement de cinq petits satellites qu’elle transportait. C’est la première fois qu’un acteur européen privé est parvenu à faire décoller une fusée, ou « lanceur », depuis le continent. Cette réussite spectaculaire, qui survient à quelques jours seulement de la tenue du Sommet international sur l’espace, à Paris, les mercredi 9 et jeudi 10 septembre, démontre aussi le dynamisme du « newspace » européen, cet ensemble de nouveaux acteurs privés du spatial, en particulier en Allemagne, face à la domination de l’américain SpaceX. « C’est une étape historique. Nous avons placé un nouvel acteur sur la carte du spatial mondial et ouvert de nouvelles capacités de lancement, ce qui est aujourd’hui la plus grosse limite de notre industrie. Il y a littéralement des tonnes de matériel spatial actuellement bloquées sur Terre en ce moment, faute de lanceur », s’est félicité Daniel Metzler, le cofondateur autrichien d’Isar Aerospace, lors d’une conférence de presse en ligne dimanche. Spectrum effectuait son second vol, après la chute et l’explosion de sa fusée trente secondes à peine après son décollage en mars 2025, suivies de plusieurs tentatives avortées avant décollage ces derniers mois. Il vous reste 74.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.