Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Parentalité Parentalité Parentalité Pour les personnes adoptées, la quête des origines est un cheminement intime qui prend une dimension particulière à l’âge adulte. Face au vide identitaire, beaucoup entament un travail de reconstruction, passant par la thérapie, le soutien de pairs ou la réappropriation d’une culture d’origine oubliée. Article réservé aux abonnés « A quoi ressemblent mes parents ? » Cette question suit Oliver (le prénom a été modifié), 24 ans, depuis son enfance. Elle reste en suspens, malgré les recherches entamées par sa mère adoptive, puis poursuivies par Oliver une fois devenu adulte. « Je ressens un trou, un manque, un besoin de savoir d’où je viens », explique le jeune homme. Adopté à 3 ans et demi à Kinshasa, Oliver grandit avec sa sœur dans les Hautes-Pyrénées. Seuls enfants noirs de l’école, ils ont subi, comme il le dit pudiquement, « toutes les bêtises de cet âge-là ». Les interrogations d’Oliver prennent un sens particulier à l’entrée dans l’âge adulte. Comme de nombreuses personnes adoptées en quête de vérité sur leurs origines, le vingtenaire se retrouve seul pour se construire avec des traumatismes durables. Seul aussi face à des démarches administratives complexes, et un manque de connaissance de la part des familles adoptives et des professionnels de santé. Camille Despagnet, née sous X à Paris en 2003, est adoptée à l’âge de 1 an. La jeune femme, qui a grandi avec un couple de parents blancs, est d’origine kabyle et indienne. Si l’étudiante a toujours eu conscience de son adoption, l’adolescence marque un tournant dans son appréhension. Elle ne ressemble pas physiquement à ses parents, a l’impression de ne pas être au bon endroit : « J’ai compris que j’allais devoir adopter mes parents aussi. » Il vous reste 83.13% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.