Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Intimités Intimités Intimités Vie de famille Vie de famille Vie de famille Malcolm, 7 ans, cherchait quelqu’un pour jouer au ballon. Emmanuelle, 13 ans, fuyait une mère maltraitante. Louis-Marie, 24 ans, venait tout juste d’être expulsé… Tous trois ont eu la chance de trouver sur leur chemin une personne qui a détecté leur détresse et est devenue pour eux un parent de cœur ou de substitution. Article réservé aux abonnés Nataniel regarde la fumée de sa cigarette s’envoler dans la cour du bâtiment. C’est l’heure de la pause nicotine pour le directeur créatif de 34 ans (qui n’a pas souhaité donner son nom, comme les personnes citées par leur prénom), dont l’agence est au rez-de-chaussée d’un immeuble de la Goutte-d’Or, à Paris. Les volutes se dissipent, une silhouette apparaît. Un petit garçon de 7 ans, avec un ballon à demi crevé au bout du pied, vient d’entrer dans la cour. « Il me regarde avec de grands yeux. Et dans ce regard je lis : je suis tout seul, je n’ai pas de pote pour jouer au ballon. Je me sens appelé. Alors on joue cinq minutes. Et l’histoire commence comme ça. » L’enfant, qui s’appelle Malcolm (le prénom a été modifié), revient plusieurs fois dans les jours qui suivent, finit par entrer dans le bureau de Nataniel, y trouve une chaise qui devient la sienne et sur laquelle il s’installe chaque fin de journée, pour prendre son goûter et faire ses devoirs. C’était en 2015. Onze ans plus tard, Nataniel considère Malcolm comme « le fils qu’il n’aura jamais ». Il vous reste 87.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.