Le dernier mercato a livré un chiffre qui peut, à première vue, sembler positif. La Ligue 1 a vendu ses joueurs pour 1,33 milliard d’euros, tout en recrutant pour 600 millions. Sur le papier, l’excédent commercial est spectaculaire. Mais il ne symbolise pas un dynamisme retrouvé. Il entérine au contraire la déliquescence des clubs français.
Même le PSG se transforme désormais en bon vendeur. Marseille, Lyon, Monaco, en mauvaise santé financière, ont voulu liquider une partie de leur effectif. Les clubs en multipropriété se serrent eux aussi la ceinture. Ce mouvement général ne raconte pas une stratégie de puissance, il raconte une nécessité, presque une contrainte.
Certains défendent ce modèle. Ils expliquent qu’il est nécessaire, qu’il est même vertueux. Ils mettent en avant la qualité de la formation française, les plus-values réalisées, la capacité des clubs à valoriser leurs joueurs avant de les céder. L’argument existe. Mais il ne suffit pas à masquer la réalité du rapport de force.
Le mercato de folie des clubs anglais
En fait, la Ligue 1 est devenue le marché aux puces de la Premier League anglaise, qui se sert abondamment. Les clubs anglais ont dépensé 4 milliards lors du mercato. L’écart est immense. D’un côté, un championnat qui achète à grande échelle. De l’autre, un championnat qui vend pour survivre, parfois pour respirer, souvent pour équilibrer ses comptes.












