"Couper le robinet de l'aide à l'Ukraine" : la proposition de Louis Aliot fait polémique
"Couper le robinet." L'aide de la France à l'Ukraine entre dans le débat de la campagne pour 2027. Jeudi 3 septembre, le vice-président du Rassemblement national, Louis Aliot, a jeté un pavé dans la mare en proposant, sur BFMTV, l'arrêt de l'aide financière et logistique de la France à Kiev en cas d'arrivée du RN au pouvoir. Une petite phrase qui met le parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella dans l'embarras, réveillant les accusations de proximité du parti avec la Russie de Vladimir Poutine.
Sur les réseaux sociaux, l'extrait de l'interview de Louis Aliot dénombre déjà plus de 470.000 impressions. "Tout le monde est à l'os, et on trouve de l'argent pour aller encore financer des armes pour défendre l'Ukraine. Moi je veux bien. Mais qui paye tout ça ?", interroge le maire de Perpignan. "La France doit défendre son intérêt d'abord", appuie-t-il. Il propose donc de "couper le robinet" de l'aide à l'Ukraine, qui monte à près de 7,91 milliards d'euros depuis 2022 selon l'Institut Kiel.
Les opposants à Marine Le Pen critiquent vivement la propositionIl n'en fallait pas moins pour que les candidats du bloc central en quête d'installer leur duel avec Marine Le Pen s'engouffrent dans la brèche. "Le Rassemblement national a changé de position sur à peu près tout, sauf sur son soutien au régime de Poutine contre les intérêts français et européens", dégaine en premier l'ancien chef du gouvernement, Édouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle.










