Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti Les Ecologistes, à la Braderie de Lille (Nord), le 5 septembre 2026. AIMÉE THIRION POUR « LE MONDE »

Le souhait exprimé par Louis Aliot, vice-président du Rassemblement national (RN), de « couper le robinet » des aides apportés à l’Ukraine continuait, samedi 5 septembre, de susciter les critiques des opposants au parti d’extrême droite dans la campagne pour l’élection présidentielle.

« Le Rassemblement national montre son vrai visage, a déclaré Marine Tondelier, interrogé sur ce sujet par la presse à la braderie de Lille, samedi 5 septembre. Pour eux, une possible victoire de Poutine en Ukraine n’est pas un problème c’est même plutôt ce qu’ils recherchent, c’est leur alliance naturelle dans ce conflit. Le fait que les plus grands impérialistes de ce monde, les Russes, les Américains, les soutiennent officiellement dans cette campagne… Leur cheval de Troie (…) pour faire trembler la France, et donc l’Europe (…), c’est Marine Le Pen », a-t-elle considéré.

La secrétaire nationale des Ecologistes a par ailleurs considéré que la participation française à l’effort de guerre de Kiev doit être menée « de manière juste ». « L’effort doit être partagé en France, et ce n’est pas aux betteraviers du Nord-Pas-de-Calais ou aux plus précaires qui ont besoin des services publics de le payer. C’est pour ça qu’il faut aller taxer les plus riches », a-t-elle considéré.