Le siège de Volkswagen en travaux, à Wolfsburg (Allemagne), le 22 septembre 2015. AXEL SCHMIDT/REUTERS

Le conseil de surveillance de Volkswagen a approuvé à l’unanimité, jeudi 3 septembre, un plan de restructuration historique portant les suppressions d’emploi au sein du groupe à un total record de 100 000 postes dans les cinq années à venir. Cette décision permet d’éviter, au moins temporairement, un affrontement majeur avec les salariés.

Le plan, baptisé « Plan d’avenir 2030 », prévoit la suppression d’environ 50 000 postes supplémentaires dans le monde d’ici à la fin de la décennie, en plus des 50 000 déjà décidés en Allemagne depuis 2024, principalement pour Volkswagen.

Au total, les suppressions de postes annoncées ou programmées atteindraient ainsi 100 000 emplois, soit environ 15 % des effectifs mondiaux du groupe aux dix marques, parmi lesquelles la principale, Volkswagen, mais aussi Audi, Porsche, Seat ou encore Skoda. Une opération d’une ampleur inédite pour le groupe et le secteur automobile allemand dans son ensemble.

Cette annonce survient trois jours avant un scrutin régional très attendu en Saxe-Anhalt, dans l’est du pays, où l’extrême droite pourrait obtenir la majorité absolue et gouverner le Land, ce qui serait une première dans l’Allemagne d’après-guerre. Un scénario catastrophe pour le chancelier conservateur Friedrich Merz, à l’impopularité déjà record.