Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Arts Arts Arts Le Louvre a subi un préjudice de 1 million d’euros, au bas mot, tandis que le Centre des monuments nationaux a dû rembourser 525 000 euros de billets à la suite des fermetures anticipées. Read in English Article réservé aux abonnés « Un été sans précédent. » De mémoire d’administrateur, Benoît Grécourt, à la tête des châteaux d’Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire) et d’Oiron (Deux-Sèvres) pour le Centre des monuments nationaux, n’avait encore jamais encaissé un tel choc thermique. Pourtant le métier l’avait habitué à l’imprévu. « Gérer un bâtiment historique, c’est naviguer à vue et trouver de solutions au fil de l’eau », confie cet administrateur chevronné. Face aux vagues de chaleur répétées, qui ont forcé sept fermetures anticipées d’Azay-le-Rideau dès 14 heures et généré au moins un malaise de visiteur par jour au plus fort de la canicule, il a fallu riposter vite. Ouverture avancée à 8 h 30, à la fraîche, installation d’un box avec brumisateur dans le parc, ajout d’un climatiseur à l’accueil. Ces ajustements n’ont toutefois pas suffi à enrayer la chute de fréquentation : le joyau de la Renaissance accuse une baisse de 10 % de visiteurs en juillet et de 15 % en août. Azay-le-Rideau est loin d’être un cas isolé. Entre le repli des visiteurs étrangers et les arbitrages budgétaires des ménages étranglés par la hausse des carburants, le tourisme culturel a vécu un été globalement maussade. Les vagues de chaleur successives ont parachevé ce sombre tableau, laissant derrière elles de fortes pertes financières. Il vous reste 83.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.