Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Les conversations du Monde des livres Les conversations du Monde des livres Les conversations du Monde des livres Le jeune auteur suisse considère avec curiosité l’emballement qui accompagne la parution de « Lazar », son deuxième roman et premier best-seller, très remarqué. Sans perdre de vue l’essentiel : écrire encore, écrire mieux. Article réservé aux abonnés Souhaitons-lui de ne pas ployer sous la pression médiatique ou sous le fardeau de la starification précoce. Car Nelio Biedermann n’a que 23 ans, et déjà le voilà lancé dans la grande lessiveuse de la rentrée littéraire européenne. Tee-shirt noir, bagues aux doigts, petite moustache et air de garçon qui n’a pas tout à fait eu le temps de comprendre ce qui lui arrive : le jeune Suisse est en tournée. Débarqué d’Autriche, il passe trois jours à Paris, rentre à Zurich, où il vient de quitter le domicile familial pour « prendre une coloc », avant de repartir pour le Danemark, la Suède et les Pays-Bas. Au programme : interviews, rencontres, signatures et promotion de Lazar, son deuxième roman (traduit de l’allemand par Rose Labourie, Belfond, 352 pages, 23 euros, numérique 16 euros). Il y a encore peu, pourtant, personne ne le connaissait en dehors de la Suisse alémanique. Son premier roman, Anton will bleiben (« Anton veut rester »), n’a pas été traduit. Publié en 2023 par Aris Verlag, un petit éditeur zurichois, il conte l’histoire d’un vieil homme atteint d’un cancer, qui, au moment où tout semble devoir s’achever, décide soudain de laisser derrière lui quelque chose. La réception de ce livre fut assez banale. Rien n’annonçait la déflagration de Lazar. Il vous reste 82.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.