Arts L’exposition au British Museum de la célèbre broderie, prêtée pour un an au terme d’un transport hors normes, est inaugurée ce mercredi en présence d’Emmanuel Macron. Avant son ouverture au public à partir du 10 septembre. Du jamais-vu au British Museum : la première tranche de billets pour la Tapisserie de Bayeux s’est vendue en l’espace d’une journée. Bayeux Museum Par Francine Guillou Publié le 02 septembre 2026 à 07h00 Si c’est en catimini qu’elle a quitté la Normandie le 9 juillet dernier, c’est bien en grande pompe que son exposition va être inaugurée : ce mercredi 2 septembre, le président Emmanuel Macron sera à Londres pour célébrer le déplacement millénaire de la tapisserie de Bayeux. Les polémiques sur son état de conservation et les craintes quant à son déplacement semblent loin — ou reportées. Ce premier voyage, en attendant son retour en France et son installation finale dans un musée normand rénové à l’automne 2027, s’est bien déroulé, selon les premiers constats d’état des restauratrices françaises, à son chevet depuis plusieurs années. Eurotunnel s’est réjoui, dans un communiqué diffusé au cœur de l’été, d’avoir pu « contrôler avec précision la vitesse du convoi et de réduire au minimum les vibrations », tout en « évitant ainsi les perturbations météorologiques et les secousses inhérentes aux traversées maritimes ». Bel exemple de coopération franco-britannique ! À lire aussi : Caisse spéciale et périple chorégraphié : comment la tapisserie de Bayeux part à la conquête des Anglais Depuis, conservateurs et restaurateurs s’activent pour présenter la pièce de textile de 70 mètres de long dans une vitrine sur mesure installée dans la Sainsbury Gallery du British Museum, longue, elle, de 75 mètres. Et l’engouement public pour cette exposition semble aller croissant. En juillet, la première tranche de billets, de septembre à décembre, s’est vendue en l’espace d’une journée, du jamais-vu au musée — la file d’attente numérique atteignant les 80 000 personnes connectées au pic de fréquentation du site Internet du musée. Certains VIP ont d’ores et déja contemplé la broderie sous les éclairages anglais. La ministre de la Culture française, Catherine Pégard, est notamment venue vérifier son état la semaine après son transport. Plus étrange, le magnat de la tech Peter Thiel, proche de Donald Trump, aurait eu droit en août à une visite très privée, selon The Guardian. Après la visite du président français, les visiteurs munis de leur précieux sésame devront patienter encore quelques jours, jusqu’au jeudi 10 septembre, pour pénétrer dans la Sainsbury Gallery. Pour les autres, il faudra attendre jusqu’au 21 octobre : c’est le jour qu’a choisi le British Museum pour remettre en vente la deuxième tranche de billets, de janvier à juillet prochain. Arts Musées Londres Moyen-âge Expositions Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner