L'œuvre du XIe siècle, prêtée au British Museum pour un an, y avait été transférée sans encombre en juillet.
Publié le 28/08/2026 15:57
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Des conservatrices du British Museum déballent délicatement la tapisserie de Bayeux, après son voyage, le 17 juillet 2026. (TOBY SHEPHEARD / AFP)
"Un moment particulièrement fort voulu par le président de la République pour la relation franco-britannique". C'est en ces termes que l'Élysée annonce le voyage d'Emmanuel Macron mercredi 2 septembre à Londres, où il inaugurera l'exposition de la tapisserie de Bayeux, décrivant la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066. Le président français entend ainsi "valoriser" le "prêt exceptionnel" qu'il avait lui-même décidé en 2025.Emmanuel Macron, qui sera accompagné de son épouse Brigitte et de représentants des autorités britanniques, est "très impatient" de retrouver la tapisserie "exposée dans des conditions optimales". A Londres, la broderie sur lin de 70 mètres sera présentée pour la première fois à plat et non suspendue à la verticale comme à Bayeux depuis des décennies. Cette scénographie permet, selon le British Museum, de mieux saisir l’ampleur et le souffle de l'œuvre, qui sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.Ce transfert historique depuis Bayeux en Normandie, avait donné des sueurs froides à des experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient une dégradation irréversible de cette tapisserie déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10 000 trous. Des dizaines de professionnels et conservateurs avaient participé à son emballage sous haute sécurité, puis à son déballage côté anglais. Une opération délicate qui n'avait entraîné aucune altération : la ministre française de la Culture Catherine Pégard, en déplacement à Londres mi-juillet, s'était réjouie de voir la broderie millénaire "en très bon état".L'inauguration de cette exposition sera aussi l'occasion pour le chef de l'Etat français d'un "premier échange approfondi" avec le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, le travailliste qui a remplacé Keir Starmer à la tête du gouvernement en juillet. "Le contact a été établi immédiatement" avec son successeur, ajoute l'Elysée, mettant en avant son premier déplacement à Kiev et une participation rapide à la Coalition des volontaires pour soutenir l'Ukraine. Emmanuel Macron devrait avoir par ailleurs "l'occasion d'aller saluer le roi" Charles, a ajouté un conseiller sans plus de précisions.









