Andy Burnham prononçant son premier discours en tant que chef du gouvernement devant les députés à la Chambre des communes, à Londres, le 1ᵉʳ septembre 2026. - / AFP

Le nouveau chef du gouvernement britannique, Andy Burnham, a affirmé, mardi 1er septembre, que l’Etat allait exercer « un contrôle public plus fort » sur « les biens essentiels afin qu’ils fonctionnent à nouveau au service des habitants et des territoires », en premier lieu l’eau, annonçant la présentation prochaine d’un plan sur dix ans, à l’occasion de sa première prise de parole au Parlement.

« Depuis les années 1980, ce pays a pris une série de mauvaises directions : le pouvoir politique a été centralisé, le pouvoir économique privatisé, le pays désindustrialisé », a déclaré le dirigeant travailliste.

Avant même son arrivée au pouvoir en juillet, Andy Burnham avait fait savoir qu’il était favorable à un plus grand contrôle de l’Etat, en particulier dans la distribution d’eau, secteur où la principale compagnie, Thames Water, est en grande difficulté financière. Le spectre d’une coûteuse nationalisation plane sur cette entreprise aux 16 millions de clients, en grande partie dans la région de Londres, qui a vu sa dette s’alourdir au fil des ans. Le premier ministre ne s’est pas encore prononcé sur le sujet.