Délivrée par le ministère des Transports, elle est l'une des deux autorisations clés obligatoires pour pouvoir exercer une activité de transport ferroviaire en France.
Publié le 01/09/2026 09:10
Temps de lecture : 1min
Un train Velvet, le 16 avril 2026 près de La Rochelle (Charente-Maritime). (PHILIPPE LOPEZ / AFP)
Bientôt des trains vert et violet à 300 km/h dans l'Hexagone. L'entreprise ferroviaire privée Velvet, qui ambitionne de concurrencer la SNCF sur quatre destinations à grande vitesse de l'Ouest à partir de 2028, a obtenu sa licence d'exploitation sur le réseau français, a-t-elle annoncé, mardi 1er septembre.Délivrée par le ministère des Transports, elle est l'une des deux autorisations clés obligatoires pour pouvoir exercer une activité de transport ferroviaire en France. Elle garantit que l'entreprise (publique ou privée) remplit les conditions juridiques et financières pour lancer des services de trains de voyageurs en exploitation commerciale. Pour faire rouler un train, elle doit obligatoirement être accompagnée d'un certificat de Sécurité Unique attestant que l'entreprise maîtrise aussi les risques et son système de gestion de la sécurité."Ce premier sésame réglementaire permet à la compagnie d'entrer réellement dans la préparation de ses futures circulations, notamment en commandant des sillons", les droits de passage à heure précise, auprès de SNCF Réseau le gestionnaire des infrastructures, a précisé Velvet dans un communiqué. Malgré l'ouverture formelle du marché ferroviaire européen à la concurrence, la SNCF continue pour l'heure d'exploiter l'essentiel du réseau à grande vitesse français. Depuis fin 2021, elle a néanmoins vu arriver face à elle l'entreprise italienne Trenitalia appartenant au groupe public Ferrovie dello Stato italiane (FS) qui dessert Paris-Lyon, Paris-Marseille et Paris-Milan, et prévoit de lancer des services transmanche Paris-Londres d'ici 2030, ainsi que le britannique Virgin. L'espagnol Renfe a aussi tenté une incursion en France, mais a plutôt tendance à se replier, ne conservant qu'un train quotidien entre Marseille et l'Espagne pour l'instant, après avoir renoncé à son projet de relier Barcelone à Toulouse.







