Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Iran Iran Iran Analyse Louis Imbert La reprise des frappes entre les Etats-Unis et l’Iran, lundi, confirme que le conflit s’est installé durablement dans ces eaux. L’outil de dissuasion qu’était pour Téhéran le blocage de cette artère stratégique s’émousse peu à peu. Publié aujourd’hui à 22h02, modifié à 22h03 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés En échangeant des tirs autour d’Ormuz pour la première fois depuis juillet, dans la nuit de dimanche à lundi 31 août, les Etats-Unis et l’Iran ont réaffirmé le modus vivendi qu’ils imposent au détroit. Depuis six mois qu’ils y alternent des phases de guerre « chaude » et « tiède », les deux pays ont réduit durablement cette route commerciale à un étroit filet d’eau au trafic erratique. Peu à peu, cet état d’exception est devenu la norme. Durant la nuit, l’armée américaine a bombardé la petite île de Larak, où des artilleurs iraniens s’apprêtaient, selon le Pentagone, à projeter des mines dans le détroit. Les Etats-Unis défendent ainsi une route qu’ils prétendent rouvrir depuis juillet au trafic pétrolier, le long de la côte omanaise, en escortant des navires qui éteignent discrètement leurs transpondeurs durant la traversée. L’administration américaine fait grand cas de ce brut qui retrouve le chemin de la haute mer, mais les chiffres qu’elle avance demeurent discutés. Ils sont en tout cas de loin inférieurs à ceux d’avant-guerre, le prix d’un déploiement militaire qui saigne le budget de l’armée américaine et la fragilise à long terme. Téhéran a rappelé pour sa part son pouvoir de nuisance, lundi, en visant des bases américaines en Jordanie. Les Emirats arabes unis ont aussi dit avoir empêché une frappe de drone. Il vous reste 76.99% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La guerre, nouvelle normalité du détroit d’Ormouz
ANALYSE. La reprise des frappes entre les Etats-Unis et l’Iran, lundi, confirme que le conflit s’est installé durablement dans ces eaux. L’outil de dissuasion qu’était pour Téhéran le blocage de cette artère stratégique s’émousse peu à peu.






