Toujours aucun signe d’accalmie entre l’Iran et les États-Unis après une semaine de frappes, qui se sont poursuivies mercredi, les deux parties réduisant en pièces le protocole d’accord en recommençant à bloquer les ports iraniens et le détroit d’Ormuz.L’Iran, qui a reverrouillé le détroit d’Ormuz ce week-end, a promis qu’il resterait fermé jusqu’à la fin des « agressions » américaines. Et les États-Unis ont rétabli mardi soir leur blocus des ports iraniens, avant de bombarder à nouveau les côtés iraniennes mercredi.L’Iran a de son côté de nouveau ciblé les pays du Golfe et la Jordanie, minant toujours plus les efforts diplomatiques pour mettre un terme durable à la guerre déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains.Les affrontements avaient repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l’Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril, mais Téhéran est pour l’heure épargnée, comme les installations pétrolières et gazières du Golfe.Et Israël n’y participe pas pour l’instant.« Tous les jours, je me réveille en me demandant si la situation va s’apaiser ou empirer », témoigne auprès de l’AFP Moustafa Mohammed, un comptable soudanais de 39 ans vivant au Koweït. « L’incertitude étreint tout le monde ».