L'essentiel

Escalade. Toujours aucun signe d'accalmie entre l'Iran et les Etats-Unis après une semaine de frappes, qui se sont poursuivies mercredi. Les Etats-Unis ont lancé deux nouvelles salves distinctes de bombardements sur les côtes iraniennes et tiré sur un pétrolier qui tentait de forcer leur blocus, au lendemain de son rétablissement. Téhéran a, lui, ciblé des installations américaines à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.Diplomatie. Ces tirs ont fait voler en éclats le protocole d'accord signé à la mi-juin, qui devait mettre fin aux hostilités. «Un protocole d'accord n'a de sens que lorsque ses clauses sont valides et appliquées ; si l'Iran ne doit tirer aucun bénéfice de ce protocole d'accord, nous n'avons aucune raison de nous y conformer», a déclaré mercredi le négociateur iranien en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf.Ormuz verrouillé. L'Iran, qui a reverrouillé le détroit d'Ormuz ce week-end, a promis qu'il resterait fermé jusqu'à la fin des «agressions» américaines. Et les Etats-Unis ont rétabli mardi soir leur blocus des ports iraniens, avant de bombarder à nouveau les côtés iraniennes mercredi.

Le premier ministre irakien condamne une «attaque de drone» au-dessus d'Erbil

Le premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une «attaque de drones» qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus.«Nous avons donné pour instruction aux agences de sécurité compétentes (...) en coordination avec les forces de sécurité de la région, de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher que de telles attaques ne se reproduisent et pour contrecarrer toute tentative visant à porter atteinte à la sécurité de notre noble société irakienne, où que se trouvent les auteurs», a-t-il déclaré, sans préciser l'origine de ces drones.