Aucun apaisement en vue entre l’Iran et les États-Unis. Après une semaine de frappes, les deux camps ont encore durci le ton mercredi 15 juillet, réduisant à néant le protocole d’accord conclu auparavant. Téhéran a maintenu la fermeture du détroit d’Ormuz, tandis que Washington a rétabli son blocus des ports iraniens avant de nouvelles frappes sur les côtes du pays.
L’Iran affirme que le détroit restera fermé jusqu’à la fin des "agressions" américaines. Les États-Unis, eux, ont repris mardi soir leur blocus maritime, puis bombardé à nouveau plusieurs zones iraniennes mercredi. Dans le même temps, Téhéran a visé plusieurs pays du Golfe ainsi que la Jordanie, compliquant encore les tentatives de médiation.
Nouvelles frappes et bilan humainLes affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l’Iran. Depuis, les frappes atteignent un niveau inédit depuis le cessez-le-feu d’avril, même si Téhéran, ainsi que les installations pétrolières et gazières du Golfe, ne sont pas directement touchées à ce stade. Israël ne participe pas, pour l’instant, à cette nouvelle phase du conflit.
Mercredi, la ville portuaire de Bouchehr, où se trouve la seule centrale nucléaire d’Iran, a de nouveau été visée par les États-Unis, tout comme les environs d’Iranshahr, dans le sud-est. Selon l’armée iranienne, sept militaires ont été tués dans leur caserne lors de 13 tirs de missiles américains. La veille et dans la nuit, des bombardements avaient déjà été signalés dans la région du détroit d’Ormuz, à Bandar Abbas, sur l’île de Qeshm et à Ahvaz.













