Plus de 6 000 cas d’Ebola, dont près de 3000 décès, ont été recensés en République démocratique du Congo (RDC), pays qui fait face à la pire flambée de son histoire, selon les données publiées lundi par les autorités congolaises.La RDC a déclaré mi-mai sa 17e épidémie d’Ebola, devenue en seulement trois mois la plus meurtrière, en dépassant celle qui avait sévi entre 2018 et 2020 dans l’est du pays.Partie de la province de l’Ituri (nord-est), la flambée actuelle est causée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n’existe aucun vaccin ou traitement spécifique homologués.Elle s’est rapidement étendue à six provinces dans le nord et l’est du pays, des zones où la présence de l’État est fragile et où des groupes armés entretiennent l’insécurité.À ce jour, 2911 décès et 1366 guérisons ont été recensés sur 6041 cas confirmés depuis le début de l’épidémie, selon les données publiées lundi par les autorités sanitaires de la RDC.La riposte, sous-financée, est dépassée par l’explosion des cas, et se heurte à la défiance d’une partie des communautés.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé jeudi un appel pour réunir 1,1 milliard de dollars afin de compléter un plan d’aide pour lutter contre l’épidémie en RDC.Le virus Bundibugyo provoque souvent dans sa phase initiale des symptômes bénins en apparence, qui retardent également sa détection, selon les autorités sanitaires congolaises.Plusieurs traitements et vaccins sont à l’essai contre cette souche encore méconnue, la souche Zaïre ayant été à l’origine de la plupart des épidémies en RDC.