La RDC fait face à sa 17e épidémie d'Ebola. La maladie a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.
Publié le 11/08/2026 12:27
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Des volontaires de la Croix rouge en République démocratique du Congo transportent le corps d'une victime de l'épidémie d'Ebola, dans la province d'Ituri, le 8 juin 2026. (JOSPIN MWISHA / AFP)
Le bilan continue de s'alourdir. L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), déclarée en mai et qui se propage dans des régions de l'Est et du Nord-Est, a fait 2 011 morts sur 4 381 cas confirmés, selon le dernier bilan publié par les autorités congolaises mardi 11 août.La RDC a déclaré le 15 mai, avec plusieurs semaines de retard, sa 17e épidémie d'Ebola, déjà considérée comme la plus importante de son histoire et susceptible de "devenir la plus grande jamais enregistrée dans le monde", selon Sania Nishtar, directrice de l'Alliance du vaccin Gavi, qui réunit des donateurs publics et privés afin d'aider les pays en développement à se procurer des vaccins à des prix abordables. Le taux de mortalité de la flambée actuelle est estimé à 45,9% par les autorités sanitaires congolaises.Les experts de l'OMS ont recommandé vendredi d'évaluer dans un essai clinique le vaccin Ervebo, seul vaccin homologué contre Ebola, faute de vaccin spécifique contre le variant Bundibugyo qui sévit actuellement en RDC. Le Canada a par ailleurs autorisé le géant pharmaceutique américain Moderna à lancer des essais cliniques pour son vaccin contre Bundibugyo. Deux autres candidats sont également en développement : le vaccin "rVSV Bundibugyo", présenté par l'OMS comme "le plus prometteur" et développé par Hilleman Laboratories, et un vaccin de l'université d'Oxford, dont le premier volontaire a reçu une dose fin juillet.Les Etats-Unis ont annoncé mercredi avoir alloué plus de 242 millions de dollars supplémentaires pour lutter contre l'épidémie. Celle de 2018-2020 avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades recensés. La maladie, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.












