Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Ebola Ebola Ebola Déclarée au mois de mai, la flambée actuelle est la pire de l’histoire du pays. Elle est causée par le variant Bundibugyo, contre laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement. Plus de 6 000 cas, et près de 3 000 décès, ont été recensés en République démocratique du Congo (RDC), selon les données publiées lundi 31 août par les autorités congolaises. Le pays fait face à sa 17e épidémie de la maladie, laquelle a dépassé celle qui avait sévi entre 2018 et 2020 dans l’est du pays. Partie de la province de l’Ituri (Nord-Est), la flambée actuelle est causée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n’existe aucun vaccin ou traitement spécifique homologués. Elle s’est rapidement étendue à six provinces dans le nord et l’est du pays, des zones où la présence de l’Etat est fragile et où des groupes armés entretiennent l’insécurité. A ce jour, 2 911 décès et 1 366 guérisons ont été recensés sur 6 041 cas confirmés depuis le début de l’épidémie, déclarée mi-mai, selon les données publiées lundi par les autorités sanitaires de la RDC. La riposte, sous-financée, est dépassée par l’explosion des cas, et se heurte à la défiance d’une partie des communautés. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé jeudi un appel pour réunir 1,1 milliard de dollars (plus de 946 millions d’euros) afin de compléter un plan d’aide pour lutter contre l’épidémie. Souche encore méconnue Le virus Bundibugyo provoque souvent, dans sa phase initiale, des symptômes bénins en apparence, qui retardent également sa détection, selon les autorités sanitaires congolaises. Plusieurs traitements et vaccins sont à l’essai contre cette souche encore méconnue, la souche Zaïre ayant été à l’origine de la plupart des épidémies en RDC. En attendant la mise au point d’un vaccin spécifique, l’Organisation mondiale de la santé a recommandé la mise en œuvre d’un essai clinique de phase 3 avec l’Ervebo, un vaccin homologué contre la souche Zaïre du virus Ebola. Les experts de l’institution ignorent encore si ce sérum protège les humains contre la souche Bundibugyo, mais de premières données suggèrent qu’il pourrait en être un premier bouclier. Un lot de 16 250 doses de vaccin Ervebo, destinées en priorité aux personnels de santé et aux travailleurs en première ligne face à l’épidémie, est arrivé le 22 août en RDC. La campagne de vaccination a été lancée jeudi à Kisangani, capitale de la province de la Tshopo (Nord-Est), touchée par l’épidémie, où plus de 200 doses de vaccin Ervebo avaient été administrées vendredi, selon des responsables sanitaires présents sur place. Jeudi, l’OMS a déclaré que l’épidémie de la maladie à virus Ebola était terminée en Ouganda, pays où une vingtaine de cas avaient été confirmés, les premiers ayant transité depuis la RDC voisine. Le Monde avec AFP