Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Canada Canada Canada Le tour de vis, depuis 2024, du gouvernement fédéral et de celui du Québec en matière migratoire fait baisser les effectifs des établissements d’enseignement supérieur du pays, fragilisant leurs finances et faisant craindre, à long terme, des répercussions sur l’attractivité du pays. Article réservé aux abonnés Sur le campus de Polytechnique Montréal, l’effervescence de la rentrée bat son plein. Dans les couloirs, les nouveaux étudiants prennent leurs repères, pendant que leurs aînés leur préparent une soirée de bienvenue. Au salon étudiant, une guirlande de drapeaux d’une dizaine de pays flotte au-dessus des tables. Un clin d’œil à la vocation internationale de l’établissement, où les étudiants étrangers représentaient, fin 2024, 60 % des inscrits en master, et près de 70 % en doctorat. « Mais on a vu une baisse drastique ces dernières années », observe Imane Chafi, étudiante québécoise en génie informatique et ancienne présidente de l’Association étudiante des cycles supérieurs de Polytechnique. Depuis 2024, le gouvernement fédéral canadien et celui du Québec ont considérablement durci leur politique migratoire, dans le but revendiqué de soulager la pression sur le marché du logement et les services publics. Ottawa a ainsi plafonné le nombre annuel de permis d’études, et resserré les critères d’admission. A l’échelle du pays, le nombre de nouveaux étudiants étrangers a chuté de plus de 80 % en deux ans : ils étaient près de 125 000 admis au premier semestre 2024, contre environ 22 000 sur la même période en 2026. Il vous reste 74.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Canada, les étudiants étrangers délaissent les universités après le resserrement des conditions d’immigration
Le tour de vis, depuis 2024, du gouvernement fédéral et de celui du Québec en matière migratoire fait baisser les effectifs des établissements d’enseignement supérieur du pays, fragilisant leurs finances et faisant craindre, à long terme, des répercussions sur l’attractivité du pays.








