Le duel des anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron agite cette rentrée. Dimanche 30 août, le candidat Horizons a esquissé les contours d'une après-élection présidentielle victorieuse, dans son dessein de rassembler "la droite et le centre". Depuis Tourcoing, il a expliqué vouloir créer "un nouveau parti" ou "une confédération de partis", avec des "candidats uniques dans chaque circonscription" pour les élections législatives qui devraient suivre la présidentielle.

Gabriel Attal l'accuse de vouloir recréer une sorte d'UMP. Depuis Châlons-en-Champagne dimanche, il a souligné ses "vraies différences" avec Édouard Philippe. "On n'est pas des photocopies [...] L'enjeu de cette élection, c'est de ne pas recréer les partis d'il y a 20 ans, avec ceux d'il y a 20 ans, et les idées d'il y a 20 ans. Le monde a changé", a-t-il lancé.

"Édouard Philippe est candidat depuis trois ans, moi ça fait trois mois. Et pourtant, on est quasiment dans la marge d'erreur dans la quasi-totalité des sondages. Il n'y a pas de candidat naturel, ou favori, en dehors des extrêmes", a-t-il insisté. "Personne ne plie le match."

"À la fin, nous devrons nous rassembler", a réagi Édouard Philippe. "Je propose que chacun d'entre nous dirige ses traits sur nos adversaires - Madame Le Pen, Monsieur Mélenchon - et que par notre travail de fond, nous constations les convergences", a-t-il poursuivi, jugeant cela plus utile que les "petites attaques".