Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Romans francophones Romans francophones Romans francophones Le roman ample et généreux de l’écrivain rend un hommage rayonnant à la famille et aux lieux qui construisent sa mémoire. Article réservé aux abonnés Sélectionné pour le Prix littéraire « Le Monde » 2026 « Le Pays des étés », de Pierre Adrian, Gallimard, 192 p., 19 €, numérique 14 €. A contre-courant des nombreux livres récents placés sous le signe gidien de « Familles, je vous hais », Le Pays des étés, septième ouvrage de Pierre Adrian, né en 1991, est un récit doux, ample et généreux, qui a du souffle et du cœur. Sans éluder les ombres ni les chagrins, il raconte une partie de l’histoire familiale de l’auteur, ancrée en Bretagne. Cette région était déjà le décor de son précédent récit, Le Rêve inachevé de Jack Kerouac (Actes Sud), paru en mars de cette année, où Pierre Adrian menait, avec le photographe Yann Stofer, une enquête joyeuse et foutraque sur le bref séjour de Kerouac à Brest, en 1965. Cette fois, il met le cap au nord-ouest, toujours dans le Finistère, au pays des Abers, avec ses plages, ses embruns et ses journées d’été « oisives et lumineuses », selon les mots de Proust. On pense d’ailleurs à l’auteur d’A la recherche du temps perdu dès les premières pages, consacrées à la mort de la grand-mère du narrateur : « En perdant ma grand-mère, le dernier de mes aïeuls encore en vie, je disais adieu à une génération qui avait connu la guerre et nous avait vus grandir. » Aussi triste soit-il, ce deuil ne provoque pas d’effondrement : il donne du prix à la vie tout entière. « Il faut accepter que tout passe, renoncer au privilège de ce qui a toujours été », écrit Adrian. Il vous reste 68.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.