Entre éclats d’intime, fictions du réel, voix nouvelles et récits habités… Un bouquet de lectures légères ou profondes, toujours singulières, pour continuer de profiter de l’été avec justesse. Neige Sinno autrice de « La Realidad ». Photo Jean-Francois Robert/Modds pour Télérama Par Camille Cevaer avec le service Livres Publié le 28 août 2026 à 09h29 À la fin de l’été, les vacances s’achèvent doucement et la rentrée pointe déjà le bout de son nez, mais il reste encore quelques livres à glisser dans son sac, à emporter partout avec soi, avant de retrouver le rythme de septembre. Car le poche a cette liberté-là : se lire sur une plage comme en terrasse, dans un train de retour comme entre deux rendez-vous, et surtout, nous suivre bien au-delà des vacances. Se lancer dans une épopée salutaire avec David Diop, vaguer sur les traces du sous-commandant Marcos avec Neige Sinno, ou se laisser happer par une Irlande gagnée par le fascisme sous la plume de Paul Lynch, notre sélection réunit cinq livres aux horizons très différents, mais qui ont en commun de déplacer notre regard. Avec Où s’adosse le ciel, David Diop compose une vaste et envoûtante réflexion sur la transmission de la mémoire ; dans Le Chant du prophète, Paul Lynch imagine une Irlande où la démocratie vacille ; Jean-Philippe Toussaint joue avec les mystères de la technologie et de la disparition dans La Clé USB ; Jérôme Denis et David Pontille interrogent, dans Le Soin des choses, ce que réparer et entretenir disent de notre société ; enfin, Neige Sinno part dans La Realidad sur les traces du sous-commandant Marcos. Cinq livres de poche pour prolonger l’été, accompagner la rentrée et, surtout, continuer à vaguer sans contrainte, des romans, des récits et un essai à découvrir ou à redécouvrir, quand septembre s’installe. — C.C. “Où s’adosse le ciel”, David Diop Bilal Seck est un homme du XIXᵉ siècle, un habitant du village de Maka, non loin de Saint-Louis du Sénégal. Mais c’est à Djeddah, porte de La Mecque, que l’on fait sa connaissance. Précisément au lazaret de la ville où, en cette année 1893, agonisent les pèlerins fauchés par l’épidémie de choléra. La mort, Bilal l’attend, lui aussi, mais elle ne viendra pas. Et c’est un long voyage de retour vers chez lui que bientôt il entreprend, tout en déclinant le récit des origines de son peuple dont il est désormais le dépositaire. Au récit du périple de Bilal, David Diop tresse un autre fil narratif, qui épouse et développe le contenu de ce chant que le griot psalmodie pour lui-même : l’exode légendaire, deux mille ans plus tôt, d’une poignée de rebelles, fuyant l’Égypte hellénisée sous la houlette d’Ounifer, grand prêtre du culte d’Osiris. Entreprenant eux aussi, deux millénaires avant Bilal, de traverser le continent africain en direction de l’ouest. De ces deux histoires tressées, l’auteur compose un roman d’une grande beauté à laquelle concourent tout ensemble la précision de l’écriture, les soyeuses itérations, ainsi qu’une envoûtante impénétrabilité. — Na.C. Éd. Pocket, 9 €. Lire la critique “Où s’adosse le ciel”, de David Diop “Le chant du prophète”, Paul Lynch Trois cents pages sans paragraphe, guillemets ou pauses. Au présent d’une mère hantée par les siens. L’Irlandais Paul Lynch, 47 ans, met en fiévreuse écriture l’accession au pouvoir de l’extrême droite dans son pays et la guerre civile qui s’ensuit. Impossible d’échapper à ses longues phrases ténébreuses. Qu’Eilish ouvre simplement la porte, à la nuit tombée, à deux agents du GNSB, la police secrète du nouveau régime, et l’enfer saisit. Ils cherchent son mari. Persuadé de la légalité de son engagement syndical, celui-ci continue de manifester contre les décisions du pouvoir. Et disparaît. D’abord, Eilish n’admet pas que le gouvernement ait viré au régime meurtrier. Son fils aîné, mineur, a beau être appelé au service militaire, elle refuse de quitter Dublin, veut attendre son mari, cacher son fils, protéger son père vieillissant et ses trois autres enfants. Lynch fait un hallucinant thriller d’un effondrement démocratique possible avec les seules armes de la littérature. Et une héroïne enfermée dans sa tête jusqu’à ce que l’attente, le silence, la terreur la conduisent à l’empathie et la spiritualité. — F.P. Éd. Le livre de poche, 8,90 €. Découvrir la note et la critique “Le Chant du prophète” de Paul Lynch “La Clé USB”, Jean Philippe Toussaint Il n’est pas d’interstice si petit, de réalité si aride ou abrupte où la poésie et le romanesque ne puissent trouver à se nicher et fleurir. Ainsi de cette « backdoor », cette « porte dérobée » que le narrateur de La Clé USB repère un beau soir en scrutant sur l’écran de son ordinateur un code source informatique. Personnage central de ce minutieux et grisant roman d’espionnage, Jean Detrez est conseiller en prospective auprès des institutions européennes à Bruxelles. Et c’est presque par hasard, ou par erreur, qu’il s’est retrouvé en possession de la clé USB recelant ce code source suspect. Toujours est-il que le voilà qui, dans le plus grand secret, et alors qu’on l’attend au colloque Blockchain & Bitcoin Projects de Tokyo, s’arrange pour ménager dans son emploi du temps une parenthèse, un blanc de quarante-huit heures, afin de faire un détour par la Chine pour y traquer le mystère de cette backdoor suspecte. Plus on le suit, plus on en apprend, plus le véritable dessein de ce roman ludique et hautement virtuose se déplace et se précise. C’est tout le talent saisissant de Jean-Philippe Toussaint que de brouiller ainsi les pistes, jusqu’à nous étourdir, nous stupéfier, nous bouleverser. — Na.C. Éd. Minuit, 9 €. Lire notre critique La Clé USB, de Jean-Philippe Toussaint “Le soin des choses”, de Jérôme Denis et David Pontille Sur la couverture, une femme, accroupie au pied d’un escalier, attitude attentive et concentrée, astique les marches à l’aide d’un chiffon. La photo est tirée d’une performance artistique iconique, réalisée en 1973 au Wadsworth Atheneum de Hartford, dans le Connectitut. Mierle Laderman Ukeles, artiste féministe américaine née en 1939, pionnière de l’art environnemental, a fait de la maintenance un art (le « maintenance art »), et son œuvre est l’une des (très) nombreuses découvertes qu’offre cette enthousiasmante enquête sociologique consacrée à des gestes auxquels on ne prête, d’ordinaire, jamais attention. Car il est ici question de maintenance, autrement dit de ces mille et une tâches minuscules, répétées, de ces corvées quotidiennes, insignifiantes en apparence et souvent méprisées. Raccommoder un pull, passer l’éponge sur la table, tailler des haies, changer l’écran d’un smartphone, entretenir un pont, un lave-vaisselle ou une œuvre d’art… Cette philosophie de la maintenance, est une invitation salutaire à court-circuiter, à rebours du capitalisme et de la surconsommation de masse contemporaine, la course à l’innovation et à l’obsolescence programmée, pour faire durer (réellement) notre monde. — W.Z. Éd. La Découverte Poche, 13,50 €. Lire la critique “Le Soin des choses”, de Jérôme Denis et David Pontille “La Realidad”, de Neige Sinno Que venait-elle faire au Mexique, la jeune femme française qui, en cette année 2003, s’était lancée dans ce voyage au cours duquel elle se vit asséner à plusieurs reprises le constat de son ignorance : « Vous ne comprenez rien. » Ce verdict, Neige Sinno l’accepte, l’endosse même, comme un costume de candide, avec gravité et une pointe d’humour, au seuil de ce superbe et passionnant récit d’apprentissage. Toujours est-il qu’elle était bien là, au Chiapas, curieuse et ignorante, accompagnant une amie espagnole mue, elle, par un objectif précis autant qu’extravagant : se rendre à La Realidad, le village de montagne où, disait-on, se trouvait la communauté zapatiste du sous-commandant Marcos, le leader des peuples autochtones en lutte pour « un monde où tous les mondes auraient une place ».Tout ensemble déterminée et scrupuleuse, la narratrice de La Realidad ne cultive pas de nostalgie. Tournée vers le passé pour tenter de discerner l’avenir, elle cherche, au Mexique et en ce monde, une place qui n’empiéterait pas sur celle de l’autre. Un superbe et profond récit d’apprentissage. — Na.C. Éd. Folio Poche, 8,60 €. Lire la critique “La Realidad” de Neige Sinno “Assemblage”, de Natasha Brown Elle n’a pas ménagé ses efforts, elle a mis toute son énergie, et même davantage, à « ce dépassement sans fin » d’elle-même. « Je suis tout ce qu’on m’a dit de devenir. Ça ne suffit pas », constate pourtant la narratrice d’Assemblage. Jeune Britannique noire, issue d’une famille modeste, elle a excellé à l’école et à l’université et gravite désormais dans l’univers glacé et suffisant de la finance. Son petit ami blanc est un héritier, rejeton d’une famille de la haute bourgeoisie anglaise. Comme une créature au corps élastique, elle s’est coulée dans les codes culturels et les mœurs d’un monde au seuil duquel elle demeure. À travers le monologue de sa narratrice, Assemblage ne fait entendre nulle plainte. Une colère plutôt, froide et nette, même si elle est mêlée de lassitude, d’angoisse sourde, de crâne renoncement. Une tonalité inconfortable, rugueuse, dérangeante, qui tout ensemble porte et irrigue une narration morcelée au fil de laquelle la jeune femme déroule les faits — les gestes, les symboles, et surtout les mots, révélateurs, à l’insu de ceux qui les prononcent, des hiérarchies avérées et non dites, du rejet racial et social, du mépris de genre — et les dissèque avec une intelligence critique implacable. Ne s’épargnant pas elle-même tandis qu’elle examine, l’âme intranquille, son acquiescement à ce système qu’elle est sur le point de résilier. Un roman d’une éclatante maîtrise, à teneur hautement politique, mais non moins incarné et remuant. — Na.C. Éd. Le livre de poche, 7,90 €. Lire la critique “Assemblage”, de Natasha Brown “Croix de cendre”, d’Antoine Sénanque Un prieur, un sacristain, deux moines, un inquisiteur et des oblats… Nous sommes au XIVᵉ siècle, ravagé par l’épidémie de peste de 1348. Mais si ce roman d’Antoine Sénanque est une histoire religieuse, s’il fait la part belle aux dimensions symboliques, aux doutes qui sans cesse tenaillent les âmes des protagonistes, il est aussi un formidable roman d’aventures où les corps et le spirituel se conjuguent et où les enjeux politiques prennent parfois le dessus sur toute autre considération. Merveilleusement écrit, le roman d’Antoine Sénanque prend peu à peu les rythmes d’un polar médiéval dont le suspense se savoure des laudes jusqu’aux vêpres. — G.H. Éd. Le livre de poche, 9,70 €. Lire la critique “Croix de cendre”, d’Antoine Sénanque “On n’est plus des gens normaux”, de Justin Morin À l’été 2017, un automobiliste a foncé sur la terrasse d’une pizzeria de Seine-et-Marne, tuant Angela, 13 ans, et faisant des dizaines de blessés. Quelques années plus tard, Justin Morin couvre le procès comme journaliste. Lui qui, pour son travail, voit défiler les faits divers, est touché différemment, peut-être parce qu’il vient de devenir père. Il est marqué par la solidarité entre les victimes, mais aussi par la solitude de la sœur du criminel, appelée à la barre. Le projet d’écriture naîtra de la volonté de raconter, d’abord, le difficile statut de victime. Ce récit est poignant car le journaliste se fait subtilement écrivain et trouve le ton juste, entre le recueil soigné de la parole et l’étude ciselée d’émotions complexes. Mais l’autre déclencheur d’On n’est plus des gens normaux vient de l’interrogation face à la loyauté de la sœur envers son frère coupable. C’est un chemin de crête, sur lequel le primo-romancier évolue avec sensibilité, sans doute aidé par son passage dans un master de création littéraire. Sous sa plume, la fiction assumée apparaît comme le moyen le plus honnête de traiter ce qui n’a pu être transmis. — Y.L.-S. Éd. Folio, 8,00 €. Lire la critique “On n’est plus des gens normaux”, de Justin Morin “Le vent léger”, de Jean-François Beauchemin Un chevreuil au fond du jardin, le chant des oiseaux, tout l’émerveille. Peu connu en France, le Québécois Jean-François Beauchemin nous enchante avec ses livres. Personne ne déplorera l’accélération réparatrice qui se fait sentir aujourd’hui, alors que sont proposés au public français Le vent léger au titre aussi délicat que leur contenu, qui sonde le chagrin, mêlé d’irréductible allégresse, de six enfants bientôt endeuillés par la perte de leur mère. — M.L. Éd. Folio, 8,00 €. À lire aussi : Jean-François Beauchemin : « J’écris pour une seule raison : célébrer la joie d’être vivant » “Le Mode avion”, de Laurent Nunez Étienne Choulier, « homme de science » ? Considérant sa statue à Fontan, petit village des Alpes-Maritimes, le narrateur, dubitatif, mène l’enquête. Le fameux Choulier était, dans les années 1930, un homme discret, que ses collègues jugeaient « saugrenu », et aussi, accessoirement, le plus jeune agrégé de grammaire de France. Il désarçonnait ses interlocuteurs en déclarant : « C’est incurable hélas. J’ai une très grave maladie, horrible de nos jours : je vois le langage… » À la cantine de la Sorbonne, il fit la connaissance de Stefán Meinhof, autre universitaire, qui lui dit : « Idem pour moi. » Voir le langage devint alors leur obsession commune. Emménageant dans un vieux mas à Fontan, les deux hommes s’immergent dans l’étude, pour « déterrer un trésor philologique », une théorie inédite. Dans son carnet, Choulier note ses interrogations : « Pourquoi « tout attaché » s’écrit-il séparément, alors que « séparément » s’écrit tout attaché ? » Il croit avoir enfin construit son théorème quand Meinhof est sûr, lui aussi, de tenir sa théorie. Les années passent… Qu’adviendra-t-il des deux compères ? Le Mode avion, petit livre d’aventure intellectuelle, facétieux, savoureusement drôle et érudit, est un beau clin d’œil à Bouvard et Pécuchet, les deux « cloportes » de Gustave Flaubert. — G.H. Éd. Rivages-Poche, 8,70 €. Lire la critique “Le Mode avion”, de Laurent Nunez “Le Banquet des Empouses”, d’Olga Tokarczuk Pour qui accepte l’invitation (foncez !), Olga Tokarczuk vous embarquera dans un livre-monde de sous-bois humides et de sommets mélancoliques, de sinistres secrets et de liqueurs de champignons hallucinogènes, de douches glacées et de symphonies de toux, de meurtres rituels et de créatures étranges aux visages de mousse. — W.Z. Éd. Le livre de poche, 9,40 €. Lire la critique “Le Banquet des Empouses”, d’Olga Tokarczuk “Cabane”, d’Abel Quentin Avocat pénaliste quand il n’écrit pas, Abel Quentin, 38 ans, n’est guère politiquement correct. Voilà pourtant qu’il s’attaque vertueusement, dans Cabane, son troisième et copieux roman, aux dérives mortifères de notre culture de la croissance. Plus sombre et tragique que d’ordinaire, Abel Quentin suit jusqu’à aujourd’hui le destin des très écolos Dundee devenus éleveurs de porcs, du cynique Quérillot reconverti dans l’industrie pétrolière, de l’idéaliste Gudsonn devenu apôtre de la décroissance. Une fresque brillante qui caracole dans les milieux, les lieux, les plus divers. Surgi au milieu du récit et vite fasciné par Gudsonn, le narrateur, journaliste un rien paumé du très discret mensuel Zones, est le seul personnage farce de cette randonnée au royaume des illusions perdues de la modernité. — F.P. Éd. J’ai lu, 9,50 €. Lire la critique “Cabane”, d’Abel Quentin “Les Derniers Indiens”, Marie-Hélène Lafon Dans ses nouvelles (Liturgie, Organes) comme dans ses précédents romans (Le Soir du chien, Sur la photo), toujours elle élimine le superflu, décrit l’âpreté du quotidien, les jours décolorés, la terre qui colle aux chaussures et finit par épaissir les âmes comme les semelles. Avec des phrases courtes, avares d’adjectifs, Marie-Hélène Lafon dit la solitude, les silences, mais aussi les rituels : les naissances et les enterrements, le linge plié et déplié, la sexualité interdite. Les Derniers Indiens est une histoire d’attente et de mort, un livre sur l’orgueil qui vous empêche de traverser la route et vous laisse un jour, seul derrière la vitre de la cuisine, à surveiller ceux d’en face pour tenter de comprendre la recette du bonheur. Éd. Le livre de poche, 7,90 €. Lire notre critique « Les Derniers Indiens », de Marie-Hélène Lafon “Le Rêve du jaguar”, Miguel Bonnefoy D’emblée, le narrateur prévient : ce bébé abandonné sur un trottoir est voué à un destin exceptionnel. D’ailleurs, cette rue finira par porter son nom. Puis il déploie un décor foisonnant où se mêlent l’histoire mouvementée du Venezuela et l’odyssée d’Antonio. Ces péripéties sont-elles réelles ou leur transmission au fil du temps les a-t-elle transformées en légende ? L’épopée court sur quatre générations et s’étire comme le long chant d’une fable qui fredonne, module, vocalise au rythme de l’histoire familiale. Gorgé de couleurs et d’images, le récit rebondit, cavale à la poursuite de l’aventure, régulièrement rattrapé par les soubresauts d’un pays où les révolutions se produisent avec la régularité d’un métronome. — E.D. Éd. Rivages-Poche, 9,50 €. Lire la critique “Le Rêve du jaguar”, de Miguel Bonnefoy “Frapper l’épopée”, d’Alice Zeniter Après avoir étudié puis travaillé en métropole plusieurs années, Tass est de retour à Nouméa. En Nouvelle-Calédonie, où elle est née et a grandi, et où l’attend un poste de prof de français. Parallèlement au récit du retour de Tass, Alice Zeniter installe, au cœur de l’intrigue de Frapper l’épopée, un autre pôle de l’action : un mystérieux groupuscule d’activistes indépendantistes kanaks dont les actions subversives s’inscrivent dans une énigmatique démarche politique qu’ils qualifient d’« empathie violente ». L’ambitieuse et talentueuse autrice tirera bientôt d’autres fils, tandis que son brillant roman s’ouvre vers le passé. Se penchant sur le rôle de colonie pénitentiaire qu’assigna à la Nouvelle-Calédonie, au milieu du XIXᵉ siècle, le nouveau pouvoir colonial français. Et, parmi les déportés, zoomant sur les Algériens qui furent amenés sur le Caillou et durent apprendre à y vivre – parmi eux, Areski, l’aïeul de Tass. Construction romanesque virtuose, Frapper l’épopée est tout ensemble un grand roman politique et sensible, poétique et incarné. — Na.C. Éd. J’ai lu, 9,20 €. Lire la critique “Frapper l’épopée”, d’Alice Zeniter À lire aussi : Livres de poche de l’été : notre sélection de trente romans à dévorer À lire aussi : Que lire cet été ? Les 42 livres coups de cœur de “Télérama” Découvrir notre palmarès Les 25 chefs-d’œuvre de la littérature mondiale qui vont marquer le XXIᵉ siècle Livres Livres de poche Roman Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus
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