Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Emploi Emploi Emploi Management Management Management Chronique Jules Thomas L’entrée en vigueur, à partir du 1ᵉʳ septembre, de la limitation des arrêts de travail à trente et un jours et de la baisse de l’indemnisation chômage pour les salariés ayant signé une rupture conventionnelle incitent ces derniers à rester dans leur emploi. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Carnet de bureau. Rester dans son emploi, tout en étant amer et un brin ronchon : voilà la définition du « résentéisme », un joyau de la novlangue managériale anglo-saxonne, apparu après la crise liée au Covid-19. C’est une contraction des mots « présentéisme » et « ressentiment » (resentment, en anglais). Voilà peut-être un terme qui pourrait entourer la rentrée de nombreux salariés, dans un contexte économique et environnemental difficile. Il faut dire qu’au travail, avant les congés d’été, les indicateurs n’étaient déjà pas au vert : selon le baromètre Malakoff Humanis publié en juin, le taux d’absentéisme des salariés français a progressé, passant de 3,4 % en 2019 à 4,3 % en 2025, et les troubles psychiques, notamment les burn-out, sont à un niveau inquiétant. Une mission d’information du Sénat a travaillé plusieurs mois sur la souffrance psychique au travail, la présentant comme un « défi sociétal », mais la majorité des sénateurs ont décidé de ne pas rendre publiques ses conclusions. Deux changements majeurs, qui entrent en vigueur le 1er septembre, pourraient bien encourager bon nombre de salariés à rester dans leur emploi, malgré leurs difficultés. D’abord, les règles changent concernant les arrêts maladie : leur durée est désormais plafonnée à trente et un jours pour une première prescription et à soixante-deux jours pour chaque prolongation, sauf si l’état de santé du patient le justifie. Une réforme qui vise à réduire les dépenses de la Sécurité sociale, et à lutter contre les « abus » de certains travailleurs, en renforçant aussi les contrôles des personnes en arrêt de travail. Il vous reste 51.96% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.