Idées et débatsJulia de Funès : ses chroniques dans L'ExpressChronique. Ce culte croissant du muscle, observé sur les plages comme sur Instagram, montre que le goût de l’effort n’a pas disparu. Mais il raconte aussi quelque chose de notre rapport à la liberté.articleLecture 5 MinPublié le 31/08/2026 à 07:30bookmark"Être fort, ce n’est pas seulement être capable de faire quelque chose de difficile. C’est rester capable de ne pas le faire", analyse Julia de Funès.Charlotte Krebs / L'ExpressPour tous ceux qui n’ont pas pris, en cette rentrée, la résolution aussi solennelle que statistiquement fragile de s’inscrire à la salle de sport, voici une chronique qui devrait vous soulager. Cet été, quelque chose m’a frappée : les corps ont changé. Sur les plages comme sur Instagram, ils sont de plus en plus musclés, dessinés, sculptés, parfois même franchement gonflés. De quoi faire naître un léger sentiment de culpabilité chez ceux qui, pendant les vacances, ont davantage soulevé leur fourchette que de la fonte. Mais plutôt que de nous accabler, regardons ce que ce culte croissant pour le muscle raconte de nous. Car il dit au fond deux choses : quelque chose de notre rapport à l’effort et quelque chose, peut-être plus troublant encore, de notre rapport à la liberté..