Le Québec quittera le marché du carbone sous un gouvernement conservateur. Le parti s’engage à entamer les démarches pour s’en retirer « dès son élection » et compte abolir la taxe sur l’essence « profondément injuste » pour une période de cinq mois, dès le 1er novembre 2026, pour accorder « un répit » aux automobilistes.Ces deux mesures combinées représenteraient une économie moyenne de 1 573 $ par ménage, selon les estimations du parti. Elles forment les deuxième et troisième volets du plan fiscal conservateur dont la pièce de résistance constitue une hausse du seuil de revenu exempté d’impôt.Le marché du carbone que le Québec a mis en place en 2013 plafonne les émissions de GES et exige aux industries les plus polluantes d’acheter un « droit de polluer » au-delà de la limite déterminée. Les recettes prélevées, entièrement versées dans le fonds vert, servent à financer différentes mesures en faveur de la transition énergétique, comme les aides financières pour la pose de thermopompes, pour les rénovations écoénergétiques ou pour l’achat de bornes de recharge électriques. Ce marché ne trouve pas grâce aux yeux du PCQ. Selon la formation de droite, il impose plutôt « une taxe indirecte et cachée aux distributeurs d’énergie et aux grands émetteurs de GES » que ces derniers refilent aux consommateurs. Les troupes conservatrices ont déjà affiché leur volonté d’abolir le fonds vert si l’électorat leur confie le pouvoir. L’abolition du marché du carbone, se félicite le parti, représente une économie de 5,15 milliards de dollars du 1er novembre 2027 au 31 mars 2031.