La baisse d’impôts « historique » que le Parti conservateur promet aux contribuables s’avère à ce point progressiste, selon son chef Éric Duhaime, qu’elle pourrait confondre jusqu’à ses critiques de la gauche.Vendredi, les troupes conservatrices conviaient la presse sur le terrain de la famille Leroux dans un quartier résidentiel de Val-Bélair, à l’extrémité nord de Québec. C’est ici, sous une pluie battante, que le PCQ a procédé à ce qu’il décrit comme « peut-être l’annonce la plus importante de tous les partis de la campagne. »Les conservateurs s’engagent à doubler le seuil de revenus imposables pour faire passer ce dernier de 18 952 $ à 35 242 $ au cours d’un premier mandat. La mesure, selon le parti, donnerait à chaque contribuable un répit 8 726 $ dollars sur cinq ans et priverait l’État d’environ 30 milliards de dollars.Ces baisses d’impôt « historiques », autant pour les entreprises que pour les travailleurs et les travailleuses, surgissent quelques jours seulement après que la vérificatrice générale ait invité les partis, dans son plus récent rapport, à faire preuve de prudence pour éviter un trou additionnel de cinq milliards de dollars dans les coffres de l’État d’ici trois ans.Le PCQ, lui, entend sabrer 47 milliards de dollars dans les dépenses du Québec pour financer ses baisses d’impôt et équilibrer le budget au bout de quatre ans. « Une coupe de 2,5 % dans les dépenses de l’État, a souligné le porte-parole du parti en matière d’économie, Adrien Pouliot, c’est sûrement atteignable si on est indiscipliné et si on ne se laisse pas influencer par les apôtres de l’immobilisme et du statu quo au Québec. »
Le PCQ promet une baisse d’impôt «historique» capable de rallier «même la gauche»
Les conservateurs veulent doubler le montant de base exempté d’impôt pour le faire passer à 35 000$ d’ici quatre ans.









